Seigneur,

Tu sais comme j’aime bien compter, mesurer, comparer. C’est plus fort que moi. Je regarde ce que les autres ont, ce qu’ils reçoivent, et je me demande pourquoi moi j’ai eu moins, ou pourquoi lui a eu autant alors qu’il a fait moins d’efforts.

Aide-moi à sortir de cette logique de comptable. Toi, tu ne comptes pas les heures, tu regardes les cœurs. Toi, tu n’attends pas qu’on soit parfaits pour nous embaucher dans ta vigne, tu viens nous chercher là où on est, même tard, même paumés, même sur le bord de la route où personne ne nous avait remarqués.

Apprends-moi la gratuité. Celle qui donne sans calculer le retour. Celle qui accueille l’autre sans lui demander ses états de service. Je pense à tous ceux qui se sentent « arrivés trop tard » dans leur vie : trop tard pour réussir, trop tard pour aimer, trop tard pour croire. Dis-leur, Seigneur, qu’il n’est jamais trop tard pour toi.

Et donne-moi ce regard qui ne juge pas, qui ne classe pas les gens en « mérite plus » ou « mérite moins ». Rends-moi simplement disponible, comme ces ouvriers qui attendaient sur la place, prêts à travailler dès qu’on les appelle.

Merci parce que ta justice n’est pas la nôtre, elle est plus grande, plus belle, plus généreuse. Amen.

Laisser un commentaire