L’Evangile
« Il ne convient pas qu’un prophète périsse en dehors de Jérusalem » (Lc 13, 31-35)

Alléluia. Alléluia.
Béni soit notre roi,
celui qui vient au nom du Seigneur.
Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux !
Alléluia. (Lc 19, 38 ; 2, 14)
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce jour-là,
quelques pharisiens s’approchèrent de Jésus pour lui dire :
« Pars, va-t’en d’ici :
Hérode veut te tuer. »
Il leur répliqua :
« Allez dire à ce renard :
voici que j’expulse les démons et je fais des guérisons
aujourd’hui et demain,
et, le troisième jour, j’arrive au terme.
Mais il me faut continuer ma route
aujourd’hui, demain et le jour suivant,
car il ne convient pas
qu’un prophète périsse en dehors de Jérusalem.
Jérusalem, Jérusalem,
toi qui tues les prophètes
et qui lapides ceux qui te sont envoyés,
combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants
comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes,
et vous n’avez pas voulu !
Voici que votre temple est abandonné à vous-mêmes.
Je vous le déclare :
vous ne me verrez plus
jusqu’à ce que vienne le jour où vous direz :
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »
Sa réflexion
Vous avez remarqué comme on aime bien nous avertir du danger ? Dans l’Évangile, des pharisiens viennent dire à Jésus : « Va-t’en d’ici, Hérode veut te tuer. » Et Jésus, lui, ne bouge pas. Il répond : « Allez dire à ce renard : aujourd’hui et demain je guéris, et le troisième jour, j’arrive au but. » Autrement dit : je ne me laisse pas dicter ma route par la peur.
Et nous, aujourd’hui, qu’est-ce qui nous dicte notre route ? Les menaces de la vie, l’inquiétude pour demain, la peur de perdre son travail, d’être malade, de ne pas y arriver. On nous souffle sans arrêt : « Protège-toi, replie-toi, ne prends pas de risque. » Jésus, lui, choisit de continuer à faire le bien, à guérir, à servir, même si cela lui coûte.
Puis il laisse échapper un cri du cœur : « Jérusalem, Jérusalem, combien de fois j’ai voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n’avez pas voulu ! » Quelle tendresse ! Dieu n’est pas un juge froid, c’est une mère, un père qui veut protéger, et qui souffre quand on refuse son amour.
Combien de fois, nous aussi, on refuse cette main tendue ? Par fierté, par fatigue, par habitude, on préfère se débrouiller seuls. Pourtant, Dieu continue d’ouvrir ses ailes. Il ne force personne, il attend.
Alors aujourd’hui, posons-nous deux questions simples. Qu’est-ce qui m’empêche d’avancer sur le chemin que je sais bon ? Et où est-ce que je résiste à l’amour de Dieu ? Jésus ne nous demande pas d’être des héros, seulement de lui faire confiance et de nous laisser rassembler. Sous ses ailes, il y a de la place pour tout le monde, même pour nos peurs.

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