Nous sommes les apôtres d’aujourd’hui. Cela peut faire sourire, car on imagine les apôtres comme des géants de la foi, des personnages de vitraux. Pourtant, ils étaient des hommes comme nous, avec leurs peurs, leurs jalousies et leurs trahisons. Et Jésus leur a quand même fait confiance. Alors pourquoi pas à nous ?

Être apôtre, aujourd’hui, ce n’est pas forcément prêcher sur une place publique. C’est d’abord être présent. Présent à cet enfant qui a du mal à l’école, à ce voisin âgé qu’on ne voit plus sortir, à ce collègue qui n’est plus lui-même depuis quelques semaines. Un message, un appel, un café : voilà parfois ce qui sauve une journée, et parfois bien plus.

Être apôtre, c’est aussi garder une cohérence. Dans une société où l’on triche facilement, où l’on se plaint beaucoup et où l’on juge vite, vivre avec honnêteté, avec douceur, avec pardon, devient un témoignage plus fort que mille discours. Les gens n’ont pas besoin de grandes théories, ils ont besoin de voir que l’Évangile, ça marche dans une vie ordinaire.

Et puis être apôtre, c’est accepter d’être envoyé. Envoyé vers ceux qui ne pensent pas comme nous, vers ceux qui sont loin de l’Église, vers ceux qu’on préférerait éviter. Jésus n’a pas choisi des gens parfaits, il a choisi des gens disponibles.

Alors, la vraie question n’est pas : « Suis-je assez bon pour être apôtre ? » mais : « Suis-je prêt à dire oui, là où je suis ? » Notre famille, notre quartier, notre travail, notre paroisse sont notre terre de mission. Pas besoin d’aller très loin : l’apostolat commence à la porte d’à côté, avec un cœur ouvert et des mains tendues.

Votre commentaire