On passe beaucoup de temps à vouloir être parfait. Parfait au travail, parfait en famille, parfait sur les réseaux où tout le monde semble réussir sa vie. Et quand on se rate, on se juge sévèrement : « Je suis trop impatient », « je ne sais pas dire non », « je suis maladroit ». Mais si on regardait nos défauts autrement ?

D’abord, avouons-le : personne n’est sans faille. Ceux qui paraissent irréprochables cachent simplement mieux leurs fragilités. Quand on accepte les siennes, on arrête de se battre contre soi-même, et on libère une énergie incroyable. On devient plus vrai, plus simple, plus facile à vivre.

Ensuite, accepter ses défauts, c’est devenir plus indulgent avec les autres. Celui qui s’est déjà trompé comprend mieux l’erreur d’autrui. Un parent qui reconnaît « là, j’ai été injuste, pardon » apprend à son enfant que se tromper n’est pas une honte. Un manager qui admet ne pas tout savoir donne à son équipe le droit d’oser et d’apprendre.

Et puis, nos défauts nous rendent proches. Personne n’a envie de s’appuyer sur quelqu’un qui paraît inaccessible. On se confie plus facilement à quelqu’un qui a connu des échecs, des doutes, des chutes. Notre fragilité devient alors un pont.

Bien sûr, accepter ne veut pas dire se résigner. On peut reconnaître un défaut et, en même temps, travailler doucement à le limiter. L’idée, c’est d’avancer sans se détester.

Alors, la prochaine fois que vous vous sentirez nul, essayez ceci : respirez, dites-vous « je suis imparfait, et c’est OK », puis demandez-vous comment cette imperfection peut vous rendre plus attentif, plus humble, plus proche des autres. C’est souvent là que commence la vraie croissance, la nôtre et celle de ceux qui nous entourent.

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