Une graine, aussi belle soit-elle, ne peut rien toute seule. Elle a besoin d’une terre qui l’accueille, qui l’abrite, qui la nourrit. Dans l’Évangile, Jésus insiste beaucoup là-dessus : la Parole de Dieu est semée avec générosité, mais tout dépend de la terre qui la reçoit. Et si la question n’était pas seulement « que fait Dieu ? », mais aussi « quelle terre suis-je ? »

Notre monde est fatigué, parfois desséché. Il y a des tensions, des fractures, des peurs. Beaucoup de personnes se sentent seules, oubliées, sans repères. Dieu continue pourtant de semer : il sème de l’amour, de la paix, de la justice. Mais il compte sur nous pour que ces graines trouvent un sol vivant.

Être une bonne terre, c’est d’abord apprendre à écouter. Écouter Dieu dans la prière, écouter les autres sans les juger, écouter les cris du monde sans nous boucher les oreilles. C’est aussi accepter d’être retourné, bêché, parfois dérangé, car une terre trop dure ne laisse rien pousser.

Être une bonne terre, c’est encore offrir de la patience. Les fruits ne viennent pas en un jour. Dans nos familles, nos paroisses, nos lieux de travail, nous avons à entretenir ce sol : par le pardon qui adoucit, par la prière qui nourrit, par le service qui irrigue.

Enfin, une bonne terre ne garde pas la récolte pour elle seule : elle la partage. Quand nous laissons la Parole porter du fruit en nous, c’est tout notre entourage qui en profite. Alors demandons au Seigneur de nous rendre accueillants, humbles et disponibles, pour que, par nous, le monde puisse grandir et fleurir.

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