Credo.
Je crois en Dieu, qui ne fonctionne pas comme nous. Il ne compte pas les heures travaillées ni les mérites accumulés : il regarde nos vies avec un cœur qui déborde.

Je crois en Jésus-Christ, qui est venu chercher ceux que personne n’appelait, ceux qui restaient sur le bord du chemin, sans emploi, sans reconnaissance, sans avenir. Il nous dit encore aujourd’hui : « Toi aussi, va travailler à ma vigne. »
Je crois que la grâce de Dieu n’est pas un salaire qu’on mérite, mais un cadeau qu’on reçoit, pour le premier comme pour le dernier arrivé.
Je crois que je peux, moi aussi, être jaloux du bonheur des autres, comparer ma vie à celle de mon voisin, mesurer ce que je « mérite » — et je crois que Dieu m’invite à sortir de ces calculs pour entrer dans la joie gratuite de celui qui donne sans compter.
Je crois en l’Esprit Saint, qui me pousse encore aujourd’hui à sortir de chez moi, à aller sur les places de nos vies — au travail, dans nos familles, dans nos quartiers — pour appeler ceux qui attendent qu’on leur fasse enfin une place.
Je crois en une Église, une humanité, un monde où le dernier arrivé n’est jamais un moins-que-rien, où personne n’est « trop tard » pour être aimé, où la vigne du Seigneur a de la place pour tous.
Amen.
Intentions de prières.
Introduction possible : Frères et sœurs, Dieu ne compte pas ses heures pour venir nous chercher. Confions-lui nos vies, nos doutes et nos frères.
1. Pour l’Église, appelée à ressembler à ce patron qui va sans cesse sur la place chercher ceux que personne n’embauche : qu’elle sache aller vers les invisibles, les oubliés, ceux qu’on laisse toujours de côté. Seigneur, nous te prions.
2. Pour celles et ceux qui se sentent arrivés trop tard dans la vie — trop tard pour réussir, trop tard pour être aimés, trop tard pour changer : qu’ils découvrent qu’aux yeux de Dieu, il n’est jamais trop tard. Seigneur, nous te prions.
3. Pour nous qui râlons parfois quand un autre reçoit autant que nous sans avoir « autant travaillé » — dans nos familles, au travail, dans nos communautés : que nous apprenions à nous réjouir du bonheur des autres plutôt que de le jalouser. Seigneur, nous te prions.
4. Pour les personnes sans emploi, en recherche de sens ou d’un travail, pour tous ceux qui attendent « sur la place » qu’on les appelle : que notre société leur fasse une vraie place, et qu’elles ne perdent pas espoir. Seigneur, nous te prions.

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