Quand on parle de l’amour de Dieu comme inconditionnel, on pense tout de suite à ces images rassurantes que l’on cherche souvent dans les épreuves: une oreille qui écoute, une présence qui ne juge pas, une porte qui reste ouverte. Mais dans la vie réelle – celle qui se passe sur nos trajets quotidiens – on se demande parfois: est-ce vraiment inconditionnel, cet amour-là, ou est-ce que, au fond, il attend quelque chose de nous en retour ? Jésus dit que Dieu aime le monde sans réserve, et que son fils est donné pour que chacun puisse être libéré, mais notre expérience montre que l’amour qu’on donne a parfois des conditions: conditions de fidélité, de coopération, de reconnaissance. Alors, comment vivre cet amour au quotidien ? Peut-être en le pratiquant comme une posture: être là, sans juger, même quand l’autre ne fait pas ce qu’on attend, être patient avec soi-même, accepter nos limites, et continuer à offrir une main tendue. L’amour inL’conditionnel ne serait pas une capture parfaite mais une impulsion qui ne s’éteint pas, même quand on tombe souvent. Dans les petites choses de la vie moderne, ce n’est pas une doctrine abstraite: c’est une façon de parler au monde, de dire: ton existence compte, ta peine compte, ta présence compte. Si l’amour de Dieu est réellement inconditionnel, alors il transforme notre façon d’aimer: avec patience, avec courage, avec une joie qui refuse de se refermer sur soi. Et peut-être que, petit à petit, cette qualité d’amour peut devenir la norme qui rend nos relations plus humaines, plus libres.

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