Le conte du jour.

Il était une fois, dans un village entouré de collines et d’un ciel plein d’étoiles, une jeune fille nommée Liora qui cherchait la vérité comme on cherche une lumière dans un brouillard d’automne. Chaque soir, elle regardait les étoiles et se demandait quelle voie suivre lorsque les chemins se croisent et se brouillent. Un vieux mendiant, installé près de la fontaine, lui dit: « Le chemin n’est pas une ligne tracée sur le sol, mais une lumière qui avance lorsque tu avances avec les autres. » Intriguée, Liora se mit en route avec une bouteille d’eau et un petit carnet où elle griffonnait les choses vraies qu’elle apprenait: comment écouter sans juger, comment dire pardon, comment rester honnête quand la tentation est grande de prendre un raccourci.

Au fil des jours, elle rencontra des personnes qui perdaient confiance en elles, des marchands qui trichaient pour gagner du temps, des enfants qui souriaient sans rien attendre en retour. Elle remarqua que la vérité n’était pas un mot, mais une pratique: rendre service sans bruit, dire la vérité même quand elle entraine des conséquences, respecter la dignité de chacun, même lorsque cela complique ses plans. Une nuit, une étoile filante traversa le ciel. Elle fit un vœu: trouver un chemin qui relie les cœurs plutôt que d’user les routes. Le lendemain, elle ouvrit son carnet et écrivit: « Marcher ensemble, voir clair, reconnaître l’autre, et ne jamais cesser de chercher ce qui rend la vie plus humaine. »

Le village devint alors un peu plus lumineux: pas par des miracles éblouissants, mais par des gestes simples et constants qui éclairaient les rues et les regards. Liora comprit que la vérité, comme les étoiles, ne s’emporte pas dans la paume, mais guide ceux qui se tiennent prêts à avancer, ensemble, sur le chemin qui ne finit jamais.

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