L’Evangile
« Moi, je suis la porte des brebis » (Jn 10, 1-10)

Alléluia. Alléluia.
Je suis le bon pasteur, dit le Seigneur ;
je connais mes brebis
et mes brebis me connaissent.
Alléluia. (Jn 10, 14)
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
ANNÉE B (2024) et C (2025)
En ce temps-là, Jésus déclara :
« Amen, amen, je vous le dis :
celui qui entre dans l’enclos des brebis
sans passer par la porte,
mais qui escalade par un autre endroit,
celui-là est un voleur et un bandit.
Celui qui entre par la porte,
c’est le pasteur, le berger des brebis.
Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix.
Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom,
et il les fait sortir.
Quand il a poussé dehors toutes les siennes,
il marche à leur tête, et les brebis le suivent,
car elles connaissent sa voix.
Jamais elles ne suivront un étranger,
mais elles s’enfuiront loin de lui,
car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. »
Jésus employa cette image pour s’adresser aux pharisiens,
mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait.
C’est pourquoi Jésus reprit la parole :
« Amen, amen, je vous le dis :
Moi, je suis la porte des brebis.
Tous ceux qui sont venus avant moi
sont des voleurs et des bandits ;
mais les brebis ne les ont pas écoutés.
Moi, je suis la porte.
Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ;
il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage.
Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr.
Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie,
la vie en abondance. »
Sa réflexion
Aujourd’hui, on lit Jésus qui se présente comme la porte et comme le pasteur des brebis. Dans nos vies où tout va vite, où les notifications dictent parfois nos choix et où on cherche sans cesse à appartenir à quelque chose, cette image d’une porte qui ouvre sur la vie me parle. Jésus ne promet pas une vie sans faille ni sans épreuves, mais une vie où l’on peut entrer et sortir en sécurité, où l’on peut trouver le chemin qui mène à ce qui est bon pour nous. Je pense à nos habitudes, à nos réseaux, à nos métiers, à nos doutes. On peut se sentir enfermés par les peurs, les exigences, ou le bruit du quotidien. Et puis, il y a cette invitation: passe par la porte qui est Jésus. Pas par des raccourcis, pas par des murs faits de peur ou d’ego, mais par une relation qui fait sens, qui donne du courage pour choisir ce qui est vrai. Le troupeau écoute la voix du bon berger; ce n’est pas une fuite du monde, c’est un appel à une vie plus humaine, plus humble, plus libre. Entre fatigue et espoir, entre les petites victoires et les échecs, on peut se rappeler que Jésus est là, à chaque seuil, prêt à accompagner, à rassurer, à guider. Et peut-être que, ce lundi, notre choix est simple: entrer par la porte, se laisser conduire, et croire que la vie véritable ne se mesure pas à ce qu’on accumule, mais à ce qui nous ouvre à l’amour.

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