Quand quelqu’un meurt, on a tendance à dire : « Il n’est plus. » Mais la foi chrétienne ose dire exactement le contraire : il est autrement. Nos défunts ne sont pas disparus, ils sont passés de l’autre côté du voile, dans la pleine lumière de Dieu. Et c’est pour ça qu’on peut dire, sans exagérer : ils sont plus vivants que jamais.

Pensez-y. De leur vivant, ils étaient limités : fatigués, malades, pressés, parfois blessés par la vie. Aujourd’hui, ils sont libérés de tout ça. Ils sont entrés dans la plénitude de la vie, celle que Jésus a promise : « Je suis la résurrection et la vie. » Ce n’est pas une belle formule pour consoler, c’est le cœur de notre foi.
Et puis, il y a une autre façon dont ils sont vivants : en nous. Regardez autour de vous. Quand je cuisine la recette de ma mère, quand je répète une phrase de mon père, quand je me surprends à rire comme mon grand-père, ils sont là. Leurs valeurs, leurs gestes, leur tendresse continuent de marcher à travers nous. Leur amour ne s’est pas arrêté, il a changé de forme.
Dans notre société qui court toujours, qui évite de parler de la mort, ce jour du 2 novembre est un cadeau. Il nous oblige à ralentir, à nous souvenir, à relier le passé et l’avenir. Il nous rappelle que nous formons une seule grande famille, celle des vivants sur terre et celle des vivants dans le ciel, qu’on appelle la communion des saints.
Alors, ne pleurons pas comme ceux qui n’ont plus d’espérance. Pleurons, oui, parce que l’amour fait mal quand il est séparé. Mais pleurons avec confiance. Parlons à nos défunts, prions pour eux, et laissons-les prier pour nous. Ils sont là, tout proches, plus présents que ce que nos yeux peuvent voir. Plus vivants que jamais.

Votre commentaire