On nous répète souvent que la mort est la seule certitude de la vie. Personne n’y échappe : ni le plus riche, ni le plus fort, ni le plus malin. C’est un passage obligé, qu’on le veuille ou non. Et pourtant, on fait tout pour ne pas y penser. On remplit nos agendas, on court après le temps, on repousse les questions qui dérangent. Mais si on s’arrêtait un instant pour y réfléchir autrement ?

Moi, je préfère voir la mort comme un passage, pas comme un mur. Un mur, c’est la fin du chemin, on se cogne et c’est terminé. Un passage, c’est une porte : on ne sait pas ce qu’il y a derrière, mais on avance. Et si ce qui nous attend était plus grand, plus beau, plus vrai que tout ce qu’on a connu ici ? Peut-être qu’on a tellement l’habitude de vivre à moitié, pris entre le stress, les écrans et les obligations, qu’on ne sait plus ce que veut dire « vivre vraiment ».
Pensez à ce qu’on appelle « la vraie vie » : ces moments où le temps s’arrête, où l’on se sent pleinement soi-même, entouré de gens qu’on aime. Un fou rire, une conversation sincère, un coucher de soleil. Et si la mort, loin de nous enlever ça, nous y faisait entrer pour de bon ?
Il y a aussi ce que nous laissons derrière nous. Les personnes qui nous ont aimés continuent de porter notre trace : un geste, une parole, un souvenir. Dans ce sens-là aussi, on ne disparaît jamais tout à fait. Quelque chose de nous continue, se transmet, renaît dans les autres.
Alors, plutôt que de craindre ce passage, pourquoi ne pas en faire une raison de mieux vivre maintenant ? Aimer plus franchement, pardonner plus vite, oser plus souvent. Si ce n’est qu’un passage vers plus de vie, alors chaque jour devient une préparation, un entraînement à la lumière.

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