L’Evangile

« Celui qui croit le Fils a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour » (Jean 6, 37-40)

Alléluia. Alléluia.
Moi, je suis la résurrection et la vie, dit le Seigneur.
Celui qui croit en moi ne mourra jamais.
Alléluia. (Jn 11, 25a.26)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

     En ce temps-là,
Jésus disait aux foules :
      « Tous ceux que me donne le Père
viendront jusqu’à moi ;
et celui qui vient à moi,
je ne vais pas le jeter dehors.
       Car je suis descendu du ciel
pour faire non pas ma volonté,
mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.
        Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé :
que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés,
mais que je les ressuscite au dernier jour.
        Telle est la volonté de mon Père :
que celui qui voit le Fils et croit en lui
ait la vie éternelle ;
et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »

Sa réflexion

Vous savez, quand on perd quelqu’un qu’on aime, on se sent un peu comme un enfant perdu dans la foule, sans repères. Et pourtant, aujourd’hui, Jésus nous dit des mots d’une tendresse incroyable : « Celui qui vient à moi, je ne le jetterai pas dehors. » Pas dehors ! Dans un monde où l’on se fait si vite écarter, remplacer, oublier, où l’on est jugé sur son efficacité, sa réussite, son apparence, Jésus ouvre grand la porte. Personne n’est de trop pour lui. Ni nos défunts, avec leurs qualités et leurs faiblesses, ni nous.

Et puis il ajoute : « Telle est la volonté de celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés. » Aucun ! Ça veut dire que ma grand-mère, mon ami parti trop tôt, ce voisin que j’ai à peine connu, tous sont précieux aux yeux de Dieu. Ils ne sont pas des numéros dans un registre, ils sont des visages, des histoires, des noms que Dieu connaît par cœur.

Aujourd’hui, on voudrait parfois tourner la page vite, ne pas trop parler de la mort, passer à autre chose. Mais cet Évangile nous invite à regarder la mort en face, non pas avec angoisse, mais avec espérance. Car la volonté de Dieu, c’est la vie : « que j’en fasse ressusciter au dernier jour ».

Alors, en ce jour, allons déposer une fleur, allumons une bougie, prononçons un nom à voix haute. Ce geste simple dit notre foi : l’amour est plus fort que la mort. Nos défunts ne sont pas perdus, ils sont accueillis. Et nous qui marchons encore, nous sommes appelés à vivre debout, confiants, sûrs que nous serons un jour tous réunis.

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