Quand on entend le mot « saint », on pense tout de suite à quelqu’un de parfait, une statue dans une église, un visage serein, jamais une colère, jamais une faute. Résultat : on se dit que ce n’est pas pour nous. Moi, je m’énerve, je me trompe, je remets à demain ce que je devrais faire aujourd’hui. Alors la sainteté, très peu pour moi !

Pourtant, c’est une grosse erreur. Être saint, ce n’est pas être sans reproche. Regardez les saints de la Bible et de l’histoire : Pierre a renié Jésus trois fois, Paul a persécuté les chrétiens, Augustin a mené une vie bien agitée avant de se convertir. Ils étaient humains, limités, pécheurs. Et c’est justement à travers leurs failles que Dieu a pu agir.
La sainteté, c’est d’abord se laisser aimer par Dieu tel qu’on est. Pas tel qu’on voudrait être, pas tel qu’on aimerait paraître sur les réseaux. Tel qu’on est, avec ses fatigues, ses doutes, ses maladresses. Dieu ne nous demande pas d’être irréprochables, il nous demande de revenir vers lui, chaque fois que nous tombons.
Alors la sainteté, c’est à la portée de tous. C’est la maman qui se lève la nuit pour son enfant malade. C’est cet homme qui garde sa parole malgré la tentation de tricher. C’est cette collègue qui écoute sans juger. C’est ce jeune qui ose dire non à la violence ou à la moquerie.
Être saint, c’est choisir, jour après jour, d’aimer un peu mieux. Se relever après une chute, demander pardon, recommencer. Le pardon, voilà le moteur de la sainteté. Alors ne nous décourageons pas devant nos limites : elles sont le lieu où la grâce peut passer. Dieu ne cherche pas des héros, il cherche des cœurs ouverts. Et le vôtre, il l’est peut-être déjà plus que vous ne le pensez.

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