
Aujourd’hui, tout nous pousse à jouer un rôle. Sur les réseaux, on montre une vie parfaite ; au travail, on affiche une assurance qu’on n’a pas toujours ; entre amis, on fait semblant d’aller bien. On se donne un genre, une image, un style, et on finit par se fatiguer à force de porter un masque. Or la Bible nous dit quelque chose de simple et de libérateur : Dieu nous a créés uniques, « à son image ». Il n’a pas fait de copies. David ne peut pas combattre Goliath avec l’armure de Saül : elle est trop lourde, elle n’est pas à sa taille. Il prend sa fronde, son outil à lui, et il avance. Voilà la clé : rester soi-même, avec ses forces et ses fragilités. Jésus, lui, est le plus authentique des hommes. Il ne cherche pas à plaire, il ne joue pas la comédie. Il dit « oui » quand c’est oui, « non » quand c’est non. Il pleure devant la tombe de son ami, il se met en colère dans le Temple, il rit avec les enfants. Être soi ne veut pas dire faire n’importe quoi ni rester figé : on peut grandir, se convertir, changer. Mais on change en vérité, pas en façade. Se donner un genre, c’est douter de l’amour de Dieu, comme si nous devions mériter sa tendresse. Or il nous aime tels que nous sommes, avant même que nous fassions quoi que ce soit. Alors, déposons nos masques. Disons simplement : « Seigneur, me voici, tel que je suis. » C’est là que commence la vraie paix, et la vraie rencontre avec les autres.

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