L’Evangile
« Quiconque s’élève sera abaissé ; et qui s’abaisse sera élevé » (Lc 14, 1.7-11)

Alléluia. Alléluia.
Prenez sur vous mon joug,
devenez mes disciples, dit le Seigneur,
car je suis doux et humble de cœur.
Alléluia. (cf. Mt 11, 29ab)
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Un jour de sabbat,
Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens
pour y prendre son repas,
et ces derniers l’observaient.
Jésus dit une parabole aux invités
lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places,
et il leur dit :
« Quand quelqu’un t’invite à des noces,
ne va pas t’installer à la première place,
de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi.
Alors, celui qui vous a invités, toi et lui,
viendra te dire :
“Cède-lui ta place” ;
et, à ce moment, tu iras, plein de honte,
prendre la dernière place.
Au contraire, quand tu es invité,
va te mettre à la dernière place.
Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira :
“Mon ami, avance plus haut”,
et ce sera pour toi un honneur
aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi.
En effet, quiconque s’élève sera abaissé ;
qui s’abaisse sera élevé. »
Sa réflexion
Vous savez, cet évangile, on dirait qu’il parle de nos repas de famille, de nos réceptions, de nos réunions de travail. Jésus est invité chez un chef des pharisiens, un jour de sabbat, et il observe les invités qui se bousculent pour avoir les meilleures places. Franchement, ça nous parle, non ? Aujourd’hui, on se bat pour le bon poste, le bon bureau, le bon nombre de « likes », la bonne place sur la photo. On veut être vu, reconnu, applaudi. Jésus ne fait pas de grand discours moralisateur : il raconte une petite scène de la vie ordinaire. Quand tu es invité à une noce, ne va pas t’installer à la première place. Imagine la honte si on te demande de céder ta chaise à quelqu’un de plus important ! Mieux vaut prendre la dernière place, et attendre que le maître de maison te dise : « Mon ami, avance plus haut. » Et il conclut : « Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. » Attention, il ne s’agit pas de jouer la fausse modestie, de se rabaisser pour qu’on nous complimente. L’humilité, c’est la vérité : savoir qui je suis, avec mes talents et mes limites, sans me gonfler ni me dévaloriser. C’est aussi comprendre que tout est cadeau : je suis invité à la table de la vie, je n’ai rien conquis tout seul. Alors, dans nos familles, nos paroisses, nos entreprises, osons laisser la première place à l’autre, écouter avant de parler, servir avant d’être servi. Ce n’est pas une perte, c’est une liberté : on n’a plus rien à prouver. Et c’est Dieu lui-même qui, un jour, nous dira avec tendresse : « Mon ami, avance plus haut. »

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