L’Evangile

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, et ton prochain comme toi-même » (Mt 22, 34-40)

Alléluia. Alléluia.
Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur ;
mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui.
Alléluia. (Jn 14, 23)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là,
    les pharisiens,
apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens,
se réunirent,
    et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus
pour le mettre à l’épreuve :
    « Maître, dans la Loi,
quel est le grand commandement ? »
    Jésus lui répondit :
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu
de tout ton cœur,
de toute ton âme et de tout
ton esprit.
    Voilà le grand, le premier commandement.
    Et le second lui est semblable :
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
    De ces deux commandements
dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. »

Sa réflexion

En ce dimanche, l’évangile me remet les choses à leur place, et franchement ça fait du bien. Dans l’histoire, des gens cherchent à coincer Jésus avec une question : “Quel est le plus grand commandement ?” Et Jésus répond simplement, sans tourner autour du pot. Il dit qu’il y a un premier amour : aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme, et de toute sa pensée. Mais il ne s’arrête pas là, parce que pour lui l’amour ne reste jamais en l’air. Il enchaîne tout de suite avec le deuxième : aimer son prochain comme soi-même. Donc, tu vois, ce n’est pas deux choses séparées, c’est un seul mouvement.

Aujourd’hui, dans la vie réelle, on peut se dire : “Oui, d’accord, mais comment on fait ?” On est fatigué, on est pressé, on a parfois la tête pleine de problèmes, et on finit par se protéger. On parle facilement mal, on se méfie, on juge, on compare, on s’énerve. Et même quand on veut “aimer”, on le fait parfois à moitié, ou seulement quand l’autre nous convient.

Jésus me dit que l’amour est une manière de vivre. Aimer Dieu, ça devient concret quand ça change notre façon d’être : plus de respect, plus de patience, plus de vérité. Et aimer l’autre, ça veut dire ne pas réduire les gens à leurs défauts, ne pas les écraser, ne pas les abandonner quand c’est difficile. En fait, c’est comme si Jésus disait : “Si ton amour ne touche pas la vie des autres, il reste incomplet.” Dans un monde où tout va vite, cette phrase devient une boussole : aimer, c’est choisir le bien, recommencer, et regarder l’autre comme quelqu’un qui compte.

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