L’Evangile.
Alléluia. Alléluia.
À toi, Dieu, notre louange !
Toi que les Apôtres glorifient,
nous t’acclamons : tu es Seigneur !
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,
Jésus sortit de Capharnaüm
et vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu,
assis à son bureau de collecteur d’impôts.
Il lui dit :
« Suis-moi. »
L’homme se leva et le suivit.
Comme Jésus était à table à la maison,
voici que beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts)
et beaucoup de pécheurs
vinrent prendre place avec lui et ses disciples.
Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples :
« Pourquoi votre maître mange-t-il
avec les publicains et les pécheurs ? »
Jésus, qui avait entendu, déclara :
« Ce ne sont pas les gens bien portants
qui ont besoin du médecin,
mais les malades.
Allez apprendre ce que signifie :
Je veux la miséricorde, non le sacrifice.
En effet, je ne suis pas venu appeler des justes,
mais des pécheurs. »
Sa réflexion.
Franchement, cet évangile me parle beaucoup. On a Matthieu, le percepteur d’impôts, assis à son bureau, en train de faire son boulot pas très glamour. Dans son époque, c’était limite le métier qu’on n’aimait pas croiser : quelqu’un qui bosse pour l’occupant, qui prend l’argent des gens. Et voilà que Jésus passe, le regarde, et lui dit juste « suis-moi ». Pas de discours, pas de conditions, pas de « range d’abord ta vie avant de venir ». Juste un appel, direct, simple.
Et ce qui me frappe, c’est que Matthieu se lève. Tout de suite. Il ne dit pas « attends, je finis mon dossier » ou « laisse-moi réfléchir deux ou trois jours ». Il se lève et il suit. On peut se demander aujourd’hui : est-ce qu’on serait capable de ça ? Nous, on a souvent besoin de tout calculer, tout sécuriser, avant de faire un pas.
Ensuite il y a ce repas chez Matthieu, avec plein de gens que la société de l’époque cataloguait comme « pas fréquentables ». Et les bien-pensants, les pharisiens, ça les choque direct. Jésus répond un truc qui claque : « Ce ne sont pas les bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades. » Et ça, c’est valable pour nous aujourd’hui aussi. On a tendance à trier les gens, à juger qui mérite d’être aimé, écouté, accueilli. Alors que le message est clair : personne n’est écarté d’office.
Dans notre monde actuel, où on se compare sans arrêt, où on classe les gens en catégories, cet évangile nous invite à changer de regard. Peut-être qu’autour de nous, il y a des « Matthieu » qu’on n’imagine même pas capables de changer, et pourtant.

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