L’Evangile
Alléluia. Alléluia.
Nous t’adorons, ô Christ, et nous te bénissons :
par ta Croix, tu as racheté le monde.
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là,
Jésus disait à Nicodème :
« Nul n’est monté au ciel
sinon celui qui est descendu du ciel,
le Fils de l’homme.
De même que le serpent de bronze
fut élevé par Moïse dans le désert,
ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,
afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.
Car Dieu a tellement aimé le monde
qu’il a donné son Fils unique,
afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,
mais obtienne la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,
non pas pour juger le monde,
mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. »
Sa réflexion
On vit dans un monde où tout doit aller vite, où on veut des résultats immédiats, où la souffrance est vue comme quelque chose à éviter à tout prix. Et là, on tombe sur ce passage de l’évangile qui nous parle d’un Dieu qui donne son Fils unique, qui le laisse être élevé sur une croix, pas pour condamner mais pour sauver. Franchement, ça bouscule nos manières de penser.
On a souvent l’image d’un Dieu juge, qui punit, qui attend qu’on tombe pour nous taper dessus. Mais Jean nous dit autre chose : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique. » C’est pas un Dieu qui condamne, c’est un Dieu qui se donne. Ça change tout, non ?
Dans nos vies aujourd’hui, on a tendance à juger vite, à condamner les autres sur les réseaux sociaux, à pointer du doigt ceux qui se trompent. On est plus dans la logique du jugement que dans celle du don. Et pourtant, ce texte nous invite à regarder autrement : et si, au lieu de chercher à condamner, on cherchait à sauver ? Et si, au lieu de fuir la souffrance des autres, on acceptait de s’en approcher, comme le Christ s’est approché de nous jusqu’au bout ?
La croix, dans notre monde moderne, elle peut prendre plein de formes : c’est cet ami qui reste avec nous dans les moments difficiles, c’est ce soignant qui donne de son temps, c’est ce parent qui sacrifie ses nuits pour son enfant malade. La croix glorieuse, c’est pas la souffrance pour la souffrance, c’est l’amour qui va jusqu’au bout, même quand ça coûte cher.
Alors peut-être qu’aujourd’hui, la question à se poser c’est : suis-je capable, moi aussi, de me donner un peu, pour que quelqu’un d’autre soit sauvé, relevé, aimé ?

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