L’Evangile
Alléluia. Alléluia.
Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur.
Celui qui me suit aura la lumière de la vie.
Alléluia. (Jn 8, 12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,
les pharisiens et les scribes dirent à Jésus :
« Les disciples de Jean le Baptiste jeûnent souvent
et font des prières ;
de même ceux des pharisiens.
Au contraire, les tiens mangent et boivent ! »
Jésus leur dit :
« Pouvez-vous faire jeûner les invités de la noce,
pendant que l’Époux est avec eux ?
Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ;
alors, en ces jours-là, ils jeûneront. »
Il leur dit aussi en parabole :
« Personne ne déchire un morceau à un vêtement neuf
pour le coudre sur un vieux vêtement.
Autrement, on aura déchiré le neuf,
et le morceau qui vient du neuf
ne s’accordera pas avec le vieux.
Et personne ne met du vin nouveau
dans de vieilles outres ;
autrement, le vin nouveau fera éclater les outres,
il se répandra
et les outres seront perdues.
Mais on doit mettre le vin nouveau dans des outres neuves.
Jamais celui qui a bu du vin vieux ne désire du nouveau.
Car il dit : “C’est le vieux qui est bon.” »
Sa réflexion
Vous savez, dans ce passage, on vient trouver Jésus avec une question qui sonne presque comme un reproche : « Pourquoi tes disciples, ils ne jeûnent pas comme tout le monde ? » Et Jésus répond un truc assez inattendu : tant que le marié est là, on ne va pas faire la tête, on est en fête ! Puis il parle de vin nouveau qu’on ne met pas dans de vieilles outres, sinon tout explose.
Franchement, ça me parle beaucoup pour aujourd’hui. On vit dans une époque où tout le monde veut du nouveau, du renouveau, changer de vie, changer de boulot, changer de couple parfois. Mais on continue souvent avec les mêmes vieux réflexes, les mêmes vieilles peurs, les mêmes vieilles habitudes. Et ça craque, forcément.
Ce que Jésus nous dit, c’est que si on veut vraiment du neuf, il faut accepter de se transformer soi-même en profondeur. On ne peut pas juste rajouter un peu de foi par-dessus une vie qui n’a pas bougé d’un pouce. C’est tout notre être qui doit devenir cette nouvelle outre, souple, capable d’accueillir la nouveauté sans se déchirer.
Et puis il y a cette idée de fête, de noces. On vit une époque hyper anxiogène, on culpabilise facilement, on se dit qu’il faut souffrir pour mériter, qu’il faut jeûner, se priver, se punir presque. Mais Jésus nous rappelle que la foi, ce n’est pas d’abord une punition, c’est une présence qui réjouit. Il est là, avec nous, comme un marié à ses noces. Pourquoi se priver de cette joie-là ?
Alors oui, il y aura des moments de jeûne, des moments difficiles, l’époux sera enlevé un jour. Mais en attendant, on peut savourer cette présence, cette nouveauté qui nous est offerte, sans avoir peur de nous laisser transformer.

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