On a tous cette petite voix, un jour ou l’autre, qui nous dit : « c’était écrit », « ça devait arriver », « c’est le destin ». Mais est-ce qu’on doit vraiment se laisser porter par cette idée-là, ou est-ce qu’on a le pouvoir de changer le cours des choses ?

Franchement, la question mérite qu’on s’y attarde, parce qu’elle touche à quelque chose de très concret dans nos vies. Prenez quelqu’un qui perd son emploi du jour au lendemain. Il y a deux façons de réagir : se dire « c’est mon destin, je n’y peux rien », et sombrer dans la résignation totale. Ou alors accepter la situation comme un fait, sans se voiler la face, mais en gardant en tête qu’on a encore la main sur ce qui va suivre.

Je pense que la vraie sagesse, c’est de faire la différence entre accepter et subir. Accepter, c’est reconnaître la réalité telle qu’elle est, ne pas perdre son énergie à lutter contre ce qu’on ne peut pas changer. Mais subir, c’est abandonner toute forme d’action, se dire que de toute façon rien ne sert à rien.

Regardez les gens qui traversent une maladie grave, par exemple. Ceux qui s’en sortent le mieux psychologiquement, ce sont souvent ceux qui acceptent leur situation sans se battre contre l’inacceptable, mais qui gardent malgré tout une capacité d’action, même minime, sur leur quotidien. C’est un équilibre fragile entre lâcher-prise et volonté.

Le destin, s’il existe, n’est peut-être pas un mur infranchissable, mais plutôt une trame de fond sur laquelle on continue à tisser nos propres choix. On n’a pas prise sur tout, c’est certain. Mais on a toujours prise sur notre façon de réagir, sur le sens qu’on donne aux événements, sur les petites décisions du quotidien.

Alors, faut-il accepter son destin ? Peut-être qu’il faut surtout apprendre à faire la paix avec ce qu’on ne contrôle pas, tout en gardant vivante notre capacité à agir sur ce qui dépend encore de nous. C’est peut-être ça, la vraie liberté.

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