On vit à une époque où on n’arrête pas de se diviser. Untel est de droite, l’autre de gauche. Celui-là vient d’un pays, celui-ci d’un autre. On a telle couleur de peau, telle religion, telle orientation, et on dirait que tout ça devient plus important que ce qu’on est vraiment au fond.

Mais si on prend un peu de recul, qu’est-ce qu’on voit ? On voit des êtres humains. Tous nés de la même manière, tous mortels, tous capables de rire, de pleurer, d’aimer, d’avoir peur. On a tous besoin de manger, de dormir, d’être aimés, d’appartenir à quelque chose. Peu importe où on est né, peu importe la langue qu’on parle, on partage tous cette même condition humaine.

Alors pourquoi on passe autant de temps à se regarder comme des ennemis ? Pourquoi les réseaux sociaux nous poussent à détester celui qui pense différemment, à créer des clans, à s’insulter pour un rien ? On dirait qu’on a oublié qu’avant d’être Français, Marocain, musulman, chrétien, athée, riche ou pauvre, on est avant tout des êtres humains, membres de la même grande famille.

Regardez un bébé qui vient de naître, peu importe où dans le monde. Il ne sait pas encore qu’il devra un jour choisir un camp, défendre une identité contre une autre. Ce sont les adultes qui, avec le temps, lui apprennent à voir des différences comme des barrières plutôt que comme des richesses.

Et si on essayait, juste un instant, de se souvenir qu’on vient tous du même endroit, qu’on va tous vers la même fin, et qu’entre les deux, on a chacun nos galères, nos joies, nos peurs ? Ça changerait quoi si on regardait l’autre non pas comme un adversaire, mais comme un frère ou une sœur qui traverse la vie comme nous, avec ses propres difficultés ?

Peut-être que la vraie question, ce n’est pas « d’où viens-tu » ou « en quoi crois-tu », mais plutôt : est-ce que je suis capable de voir l’humanité dans chaque personne que je croise, même celle qui me ressemble le moins ?

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