L’Evangile
Alléluia. Alléluia.
Le Seigneur m’a envoyé
porter la Bonne Nouvelle aux pauvres,
annoncer aux captifs leur libération.
Alléluia. (Lc 4, 18cd)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,
Jésus quitta la synagogue de Capharnaüm
et entra dans la maison de Simon.
Or, la belle-mère de Simon
était oppressée par une forte fièvre,
et on demanda à Jésus de faire quelque chose pour elle.
Il se pencha sur elle,
menaça la fièvre, et la fièvre la quitta.
À l’instant même, la femme se leva
et elle les servait.
Au coucher du soleil,
tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses infirmités
les lui amenèrent.
Et Jésus, imposant les mains à chacun d’eux,
les guérissait.
Et même des démons sortaient de beaucoup d’entre eux en criant :
« C’est toi le Fils de Dieu ! »
Mais Jésus les menaçait et leur interdisait de parler
parce qu’ils savaient, eux, que le Christ, c’était lui.
Quand il fit jour, Jésus sortit
et s’en alla dans un endroit désert.
Les foules le cherchaient ;
elles arrivèrent jusqu’à lui,
et elles le retenaient pour l’empêcher de les quitter.
Mais il leur dit :
« Aux autres villes aussi,
il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle du règne de Dieu,
car c’est pour cela que j’ai été envoyé. »
Et il proclamait l’Évangile
dans les synagogues du pays des Juifs.
Sa réflexion.
Vous savez, quand on lit ce passage, on voit Jésus qui n’arrête pas. Il sort de la synagogue, il va chez Simon, il guérit sa belle-mère, et elle se lève direct pour servir. Puis le soir, toute la ville débarque devant sa porte avec ses malades, ses soucis, ses galères. Et lui, il ne dit jamais « stop, j’ai donné pour aujourd’hui ». Il continue.
Franchement, ça me parle beaucoup pour notre époque. On vit dans un monde où tout le monde est épuisé, où on nous demande sans arrêt d’en faire plus, où on a l’impression que dès qu’on se pose cinq minutes, quelqu’un a besoin de nous. Et là, Jésus, le matin très tôt, il se lève et il va dans un endroit désert pour prier. Ça, c’est important. Il ne se laisse pas bouffer par la demande des autres, même s’il les aime. Il prend le temps de se reconnecter avec son Père.
Je trouve que c’est un vrai message pour aujourd’hui, dans notre société de la performance et du burn-out. On veut être disponibles pour tout le monde, répondre à tous les messages, être là pour la famille, le boulot, les amis, et on oublie de se ressourcer. Jésus nous montre l’équilibre : il donne beaucoup, il se dépense pour les autres, mais il garde ce moment sacré, ce temps avec Dieu, qui lui permet de continuer sans s’épuiser.
Et puis il y a cette phrase magnifique : « il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle… c’est pour cela que j’ai été envoyé ». Il ne reste pas bloqué dans un seul village, même si les gens voulaient le garder pour eux. Il va plus loin, il pense aux autres qu’il n’a pas encore rencontrés. Ça nous pousse à nous demander : est-ce qu’on garde Dieu pour nous, ou est-ce qu’on ose le partager avec ceux qu’on n’a pas encore croisés ?

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