C’est un mystère qui peut paraître compliqué comme ça, dit d’un coup, mais en fait, si on y réfléchit deux minutes, c’est hyper concret. Jésus, vraiment homme, vraiment Dieu, ça veut dire qu’il a connu la fatigue après une journée de boulot, la faim quand il n’avait rien mangé, la tristesse devant la mort d’un ami, la colère face à l’injustice. Bref, tout ce qu’on connaît nous aussi.

Et en même temps, il est Dieu. Pas un super-héros déguisé en humain, mais vraiment Dieu qui a choisi de vivre notre condition jusqu’au bout, avec ses galères, ses joies, ses doutes même parfois.

Pourquoi c’est important aujourd’hui ? Parce que ça change tout dans notre façon de voir la souffrance, la difficulté, le quotidien parfois pesant. Si Jésus avait juste fait semblant d’être humain, on pourrait se dire « facile pour lui, il savait qu’il s’en sortirait, il est Dieu ». Mais non, il a vraiment ressenti l’angoisse au jardin des Oliviers, la peur de la mort, l’abandon sur la croix. Il n’a pas joué la comédie.

Du coup, quand nous, on traverse des moments difficiles, qu’on se sent seul, fatigué, à bout, on peut se dire que Dieu lui-même sait ce que c’est. Il n’est pas resté loin, spectateur de notre condition humaine, il est descendu dedans, les mains dans le cambouis de notre existence.

Et parce qu’il est aussi vraiment Dieu, il ouvre un chemin, il donne un sens à ce qu’on vit, il transforme même la souffrance et la mort en passage vers autre chose, vers la résurrection.

Dans notre société où on cherche toujours des solutions rapides, où on veut effacer la souffrance à coup de distractions ou de médicaments, ce mystère nous rappelle qu’on peut traverser les épreuves sans être seul, avec quelqu’un qui comprend vraiment ce qu’on ressent, parce qu’il l’a vécu lui-même. C’est peut-être ça, le plus beau cadeau de Noël qu’on oublie parfois : Dieu qui se fait proche, vraiment proche, jusqu’au bout.

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