L’Evangile
Alléluia. Alléluia.
Restez éveillés et priez en tout temps :
ainsi vous pourrez vous tenir debout devant le Fils de l’homme.
Alléluia. (cf. Lc 21, 36)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples cette parabole :
« Le royaume des Cieux sera comparable
à dix jeunes filles invitées à des noces,
qui prirent leur lampe
pour sortir à la rencontre de l’époux.
Cinq d’entre elles étaient insouciantes,
et cinq étaient prévoyantes :
les insouciantes avaient pris leur lampe
sans emporter d’huile,
tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes,
des flacons d’huile.
Comme l’époux tardait,
elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.
Au milieu de la nuit, il y eut un cri :
“Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.”
Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent
et se mirent à préparer leur lampe.
Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes :
“Donnez-nous de votre huile,
car nos lampes s’éteignent.”
Les prévoyantes leur répondirent :
“Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous,
allez plutôt chez les marchands vous en acheter.”
Pendant qu’elles allaient en acheter,
l’époux arriva.
Celles qui étaient prêtes
entrèrent avec lui dans la salle des noces,
et la porte fut fermée.
Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour
et dirent :
“Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !”
Il leur répondit :
“Amen, je vous le dis :
je ne vous connais pas.”
Veillez donc,
car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »
Sa réflexion
Vous connaissez cette histoire des dix jeunes filles qui attendent le marié pour la noce. Cinq ont pris de l’huile en réserve, cinq autres non. Et pendant qu’elles somnolent, le marié tarde à venir. Franchement, ça nous parle non ? On a tous connu ces moments d’attente qui n’en finissent pas, où on se demande si on va tenir le coup.
Aujourd’hui, on vit dans l’instant. On veut tout, tout de suite. Une notification, une réponse, une livraison. Et voilà que Jésus nous parle d’attendre, de veiller, de se préparer sans savoir quand les choses vont se réaliser. C’est un peu à contre-courant, non ?
Ce qui me touche dans ce texte, c’est cette histoire d’huile qu’on ne peut pas prêter. Chacune doit avoir la sienne. On ne peut pas vivre sur les réserves spirituelles de quelqu’un d’autre. On ne peut pas emprunter la foi de sa grand-mère, la prière de son conjoint. Il faut se la construire, jour après jour, dans les petites choses.
Et je pense à nos vies qui vont si vite. On remplit nos journées, nos agendas, mais est-ce qu’on prend le temps de faire le plein d’huile ? De nourrir cette part de nous qui a besoin de silence, de prière, de présence à Dieu ? On court après le temps, mais on oublie parfois l’essentiel.
Les cinq jeunes filles insouciantes ne sont pas mauvaises, elles sont juste distraites, comme nous. Elles n’ont pas pensé aux conséquences de leur négligence. C’est un appel à la vigilance, pas dans l’angoisse, mais dans une attention aimante à ce qui compte vraiment. Être prêt, ce n’est pas être parfait, c’est simplement rester éveillé à ce qui donne sens à notre vie.

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