On peut réciter le Notre Père tous les jours, aller à la messe chaque dimanche, avoir une croix autour du cou, et pourtant passer complètement à côté de ce que ça veut dire, croire en Dieu. La foi au Dieu de Jésus-Christ, ce n’est pas d’abord une affaire de mots, de formules ou de rituels bien exécutés. C’est une affaire d’actes. Jésus lui-même l’a dit et répété : « Ce n’est pas celui qui me dit Seigneur, Seigneur, qui entrera dans le Royaume des cieux, mais celui qui fait la volonté de mon Père. »

Aujourd’hui, on vit dans un monde où tout est déclaratif. On affiche ses valeurs sur les réseaux, on partage des messages inspirants, on se donne bonne conscience en likant une cause. Mais est-ce que ça change quelque chose dans notre façon de vivre concrètement ? Est-ce qu’on s’arrête vraiment pour aider quelqu’un dans la rue, est-ce qu’on pardonne réellement à celui qui nous a blessé, est-ce qu’on partage vraiment ce qu’on a avec ceux qui manquent de tout ?

La foi chrétienne, c’est incarné. Jésus n’a pas passé son temps à faire de beaux discours théoriques. Il a touché les lépreux, il a mangé avec les pécheurs, il a lavé les pieds de ses disciples, il a pleuré avec ceux qui pleuraient. Sa foi en son Père, il l’a vécue jusqu’au bout, jusqu’à la croix. Ce n’était pas des paroles en l’air, c’était toute une vie donnée.

Alors nous, concrètement, ça veut dire quoi aujourd’hui ? Ça veut dire qu’être chrétien, ce n’est pas juste avoir la bonne étiquette, c’est se lever le matin et choisir d’être patient avec ses collègues difficiles, c’est prendre le temps d’écouter un ami qui va mal, c’est refuser de participer aux médisances au bureau, c’est donner de son temps à une association, c’est accueillir l’étranger, le migrant, celui qu’on regarde de travers.

L’apôtre Jacques disait déjà : « La foi sans les œuvres est morte. » C’est brutal comme phrase, mais c’est tellement vrai. On ne peut pas se dire disciple du Christ et rester les bras croisés devant la misère du monde, devant l’injustice, devant la souffrance des autres. La foi, ce n’est pas un sentiment confortable qu’on garde pour soi, c’est un feu qui doit se traduire en gestes, en engagements, en choix de vie parfois exigeants.

Au final, ce que Dieu attend de nous, ce n’est pas qu’on soit des champions de la théologie ou des experts en prières, c’est qu’on aime vraiment, concrètement, avec nos mains, notre temps, notre argent, notre attention. C’est ça, la vraie foi.

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