L’Evangile

Alléluia. Alléluia.
Fais-moi connaître ta route, mon Dieu ;
dirige-moi par ta vérité.
Alléluia. (Ps 24, 4b.5a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là,
    Les pharisiens,
apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens,
se réunirent,
    et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus
pour le mettre à l’épreuve :
    « Maître, dans la Loi,
quel est le grand commandement ? »
    Jésus lui répondit :
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu
de tout ton cœur,
de toute ton âme et de tout ton esprit.

    Voilà le grand, le premier commandement.
    Et le second lui est semblable :
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
    De ces deux commandements dépend toute la Loi,
ainsi que les Prophètes. »

Sa réflexion

Franchement, quand on lit ce passage, on se dit que Jésus aurait pu compliquer les choses. Les pharisiens lui tendent un piège, ils veulent le coincer sur des questions de loi, et lui, il répond simplement : aime Dieu de tout ton être, et aime ton prochain comme toi-même. Deux commandements qui n’en font qu’un, en fait.

Et nous, aujourd’hui, on vit dans un monde où on a tendance à tout compartimenter. Il y a la vie spirituelle d’un côté, quand on va à l’église le dimanche, et il y a la vraie vie de l’autre, au boulot, en famille, avec les copains. On se dit parfois que prier c’est une chose, et que traiter correctement son collègue en est une autre, sans lien entre les deux.

Mais Jésus, là, il casse cette séparation. Il dit clairement qu’on ne peut pas aimer Dieu qu’on ne voit pas si on n’est pas capable d’aimer le voisin qu’on voit tous les jours, même quand il nous énerve. C’est facile de dire qu’on croit en Dieu. C’est autre chose d’être patient avec sa belle-mère, de pardonner à un ami qui nous a déçu, ou de prendre le temps d’écouter quelqu’un qui va mal alors qu’on est crevé après une journée de boulot.

Dans notre société où tout va vite, où on scrolle sur nos téléphones sans vraiment se regarder, ce texte nous rappelle un truc essentiel : l’amour, le vrai, ça se vit concrètement. Ça ne reste pas dans les grands discours ou les belles intentions. Ça se traduit par des gestes simples, du quotidien.

Alors peut-être que la question à se poser aujourd’hui, c’est pas « est-ce que je crois en Dieu », mais plutôt « comment j’aime les gens autour de moi, là, maintenant, avec leurs défauts et les miens ».

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