
Seigneur,
Franchement, j’ai du mal avec cette histoire des ouvriers payés pareil. Mon premier réflexe, c’est de regarder ce que les autres ont, de comparer, de calculer qui mérite quoi. Je vis dans un monde qui me pousse à ça sans arrêt.
Mais toi, tu me montres autre chose. Tu m’appelles dans ta vigne, peu importe à quelle heure de ma vie je réponds. Que ce soit tôt le matin ou tard le soir, tu m’accueilles pareil, avec la même tendresse.
Aide-moi à lâcher cette manie de tout mesurer, de tout comparer. Apprends-moi à être content pour l’autre quand il reçoit ta grâce, même si j’ai l’impression d’avoir « plus mérité ». Fais de moi quelqu’un qui accueille tes cadeaux sans faire ses comptes, qui se réjouit de voir ta bonté se répandre sur tout le monde, pas juste sur moi.
Donne-moi un cœur large, Seigneur, un cœur qui ne jalouse pas, qui ne compte pas les heures, qui sait juste dire merci d’avoir été appelé.
Amen.

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