L’Evangile

Alléluia. Alléluia.
Heureux les pauvres de cœur,
car le royaume des Cieux est à eux !
Alléluia. (Mt 5, 3)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là,
    voici que quelqu’un s’approcha de Jésus et lui dit :
« Maître, que dois-je faire de bon
pour avoir la vie éternelle ? »
    Jésus lui dit :
« Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ?
Celui qui est bon, c’est Dieu, et lui seul !
Si tu veux entrer dans la vie,
observe les commandements. »
    Il lui dit :
« Lesquels ? »
Jésus reprit :
« Tu ne commettras pas de meurtre.
Tu ne commettras pas d’adultère.
Tu ne commettras pas de vol.
Tu ne porteras pas de faux témoignage.
    Honore ton père et ta mère.

Et aussi :
Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »
    Le jeune homme lui dit :
« Tout cela, je l’ai observé :
que me manque-t-il encore ?
    Jésus lui répondit :
« Si tu veux être parfait,
va, vends ce que tu possèdes,
donne-le aux pauvres,
et tu auras un trésor dans les cieux.
Puis viens, suis-moi. »

    À ces mots, le jeune homme s’en alla tout triste,
car il avait de grands biens.

Sa réflexion

Dans l’évangile de lundi, on entend un jeune homme, quelqu’un qui a l’air sincère. Il vient vers Jésus avec une question toute simple, mais qui pèse lourd : « Que faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » Et ça nous parle, parce qu’aujourd’hui aussi, on cherche. On court après quelque chose : la réussite, la reconnaissance, la stabilité, parfois même le bonheur. On se dit : “Si je fais les bonnes choses, si je me comporte bien, si je réussis, alors ma vie va enfin prendre du sens.”

Jésus ne lui répond pas en lui donnant juste une liste de “bons gestes”. Il lui parle d’abord du vrai : « Pourquoi m’appelles-tu bon ? » Autrement dit, il veut que le jeune homme se regarde en face : est-ce que je cherche Dieu, ou est-ce que je cherche surtout ce que ça peut me rapporter ?

Ensuite, Jésus évoque les commandements : ne pas faire de mal, respecter, rester dans le vrai. Là, on comprend que la vie éternelle n’est pas seulement une récompense après la mort : c’est déjà un chemin de justice, de respect, de vérité.

Et puis il y a le moment difficile. Jésus dit au jeune homme : « Vends tes biens, donne aux pauvres, puis viens. » Le jeune homme s’en va tout triste. Pourquoi ? Parce que ses richesses, ce qu’il possède, ce qu’il a construit, c’est devenu son point d’appui. Il a du mal à lâcher.

Moi aussi, je peux me reconnaître là-dedans : ce que je garde le plus fort, ce à quoi je m’accroche, peut me voler la liberté. L’évangile nous bouscule : est-ce que je suis prêt à laisser tomber ce qui m’empêche d’aimer vraiment ?

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