On a souvent l’impression que les miracles, c’est du passé, ou alors ça arrive aux autres, jamais à nous. On regarde nos journées banales, le métro-boulot-dodo, les factures, les soucis de santé, les tensions en famille, et on se dit « où sont les merveilles là-dedans ? »

Et pourtant. Si on prend deux minutes pour vraiment regarder notre vie, on voit que Dieu n’a jamais arrêté d’agir. Ce collègue qui vous a tendu la main un jour où vous étiez au fond du trou. Cette guérison inattendue après un diagnostic qui faisait peur. Cette réconciliation dans la famille qu’on n’espérait plus. Ce sont des merveilles, tout simplement parce qu’on ne les avait pas provoquées nous-mêmes, elles sont arrivées comme un cadeau.
Marie l’avait bien compris. Dans son Magnificat, elle ne parle pas d’un Dieu lointain qui agit dans les livres d’histoire seulement. Elle dit « le Puissant fit pour moi des merveilles ». Pour MOI. Une jeune fille de rien du tout, dans un petit village perdu. Si Dieu a fait des merveilles pour elle, pourquoi pas pour nous ?
Le problème aujourd’hui, c’est qu’on est tellement submergés d’informations, de stress, de rythme effréné, qu’on n’a plus le temps de s’émerveiller. On passe à côté des petites merveilles quotidiennes parce qu’on court après les grandes performances, les likes sur les réseaux, la reconnaissance sociale.
Mais Dieu, lui, continue son œuvre discrètement. Dans un sourire d’enfant, dans une aide inattendue, dans la nature qui nous entoure, dans notre capacité à aimer malgré nos failles, dans notre résilience après les épreuves. Toutes ces choses-là, ce sont des miracles qu’on ne remarque même plus tellement on y est habitués.
Alors peut-être que le vrai défi aujourd’hui, c’est d’apprendre à nouveau à s’émerveiller. À dire merci pour ce qui va bien, même petit. À croire que Dieu n’a pas arrêté d’agir dans nos vies, même quand tout semble compliqué. Parce qu’au fond, tant qu’on respire, tant qu’on aime, tant qu’on espère, c’est déjà une merveille en soi.

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