On vit une époque étrange où tout le monde parle mais où plus grand monde n’écoute vraiment. Regardez autour de vous, dans les repas de famille, au boulot, même entre amis : chacun attend son tour pour placer sa phrase, mais est-ce qu’on écoute vraiment ce que l’autre nous dit ? Pas sûr.

Écouter, le vrai, celui qui compte, c’est autre chose que d’entendre des sons. C’est se rendre disponible, mettre de côté son téléphone, son jugement tout prêt, ses réponses toutes faites, pour recevoir ce que l’autre a dans le cœur. Jésus lui-même passait un temps fou à écouter les gens, la Samaritaine, Nicodème, les malades, les pécheurs. Il ne les interrompait pas, il ne les jugeait pas d’entrée de jeu. Il les laissait déployer leur histoire, avec patience.

Et être écouté, c’est un besoin tellement profond chez nous. Combien de gens autour de nous souffrent en silence simplement parce que personne ne prend le temps de les écouter vraiment ? On se sent exister quand quelqu’un nous accorde cette attention pleine et entière. C’est presque un cadeau qu’on se fait mutuellement.

Dans nos familles, ça vaut de l’or. Un ado qui rentre du lycée avec ses soucis, un conjoint fatigué qui a besoin de déposer sa journée, un parent âgé qui répète parfois les mêmes histoires mais qui a besoin qu’on l’écoute encore et encore. Écouter, c’est un acte d’amour concret, gratuit, qui ne coûte rien sinon notre temps et notre attention.

Et puis il y a l’écoute de Dieu aussi. Dans la prière, on a souvent l’impression de parler dans le vide, mais Dieu nous écoute, lui, avec une infinie patience. Et si on apprenait à faire pareil avec les autres ? À laisser l’autre parler sans couper, sans juger, sans vouloir absolument régler son problème avant même qu’il ait fini de l’exprimer.

Cette semaine, essayons un défi tout simple : écouter vraiment quelqu’un, sans notre téléphone, sans notre esprit qui vagabonde ailleurs. Juste être présent. Vous verrez, ça change des vies, la nôtre et celle des autres.

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