L’Evangile

« Si vous avez la foi, rien ne vous sera impossible » (Mt 17, 14-20)

Alléluia. Alléluia.
Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort ;
il a fait resplendir la vie par l’Évangile.
Alléluia. (2 Tm 1, 10)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
un homme s’approcha de Jésus,
et tombant à ses genoux,
    il dit :
« Seigneur, prends pitié de mon fils.
Il est épileptique
et il souffre beaucoup.
Souvent il tombe dans le feu
et, souvent aussi, dans l’eau.
    Je l’ai amené à tes disciples,
mais ils n’ont pas pu le guérir. »
    Prenant la parole, Jésus dit :
« Génération incroyante et dévoyée,
combien de temps devrai-je rester avec vous ?
Combien de temps devrai-je vous supporter ?
Amenez-le-moi. »
    Jésus menaça le démon,
et il sortit de lui.
À l’heure même, l’enfant fut guéri.
    Alors les disciples s’approchèrent de Jésus
et lui dirent en particulier :
« Pour quelle raison est-ce que nous,
nous n’avons pas réussi à l’expulser ? »
    Jésus leur répond :
« En raison de votre peu de foi.
Amen, je vous le dis :
si vous avez de la foi
gros comme une graine de moutarde,
vous direz à cette montagne :
“Transporte-toi d’ici jusque là-bas”,
et elle se transportera ;
rien ne vous sera impossible. »

Sa réflexion

Vous connaissez cette histoire, un père qui vient trouver Jésus parce que ses disciples n’ont pas réussi à guérir son fils. Et Jésus, un peu fatigué, un peu agacé même, leur dit un truc qui fait réfléchir : « À cause de votre peu de foi ». Puis il ajoute cette phrase qu’on connaît tous, celle du grain de sénevé qui peut déplacer une montagne.

Franchement, dans notre vie de tous les jours, on a tous des montagnes devant nous. Un boulot qui ne va pas, une maladie dans la famille, un enfant qui décroche, un couple qui bat de l’aile. Et souvent, on se dit « c’est fichu, y a rien à faire ». On baisse les bras avant même d’avoir essayé vraiment de croire que ça peut changer.

Ce qui me touche dans ce texte, c’est que les disciples avaient essayé. Ils ont fait ce qu’il fallait, techniquement. Mais Jésus leur dit que le problème c’est pas la méthode, c’est le manque de confiance profonde. On peut prier, on peut aller à la messe, on peut faire tous les bons gestes, et pourtant ne pas vraiment croire que Dieu peut bouger les choses.

Aujourd’hui, avec tout ce qu’on vit, l’incertitude économique, les nouvelles anxiogènes, les relations compliquées, on a besoin de retrouver cette foi simple. Pas besoin d’en avoir des tonnes, juste un grain minuscule, mais un grain vrai, pas de façade. C’est ça qui fait la différence entre subir sa vie et croire qu’elle peut se transformer.

Alors la question qu’on peut se poser aujourd’hui, c’est : où est-ce que j’ai arrêté de croire que ça pouvait changer ? Où est-ce que j’ai fait le deuil trop vite d’une situation, alors que peut-être, il suffirait d’un peu plus de confiance, un peu moins de calcul, pour que les choses bougent enfin.

Une réponse à « 8 Août 2026: l’Evangile et sa réflexion. »

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