Quand on entend la question « que faire pour avoir droit au royaume de Dieu », on pense parfois que c’est un examen : tu réussis, tu passes, et si tu as le bon dossier, tu es admis. Mais l’évangile, lui, fait remonter une autre idée : le problème n’est pas seulement ce que tu fais, c’est ce que tu as dans le cœur.

Le jeune homme veut faire “bien”. Il respecte des règles, il essaie d’être quelqu’un de correct. C’est une bonne base. Sauf qu’il y a une attache en lui : quelque chose qu’il ne veut pas lâcher, quelque chose qui pèse plus que le reste. Et là, Jésus ne l’accuse pas gratuitement : il lui demande de choisir la liberté. Parce qu’il ne s’agit pas d’être “parfait” pour être accepté, il s’agit de devenir capable d’aimer sans calcul.

Concrètement, alors, que faire ? D’abord, se poser honnêtement la question : “Qu’est-ce que je protège le plus ?” Est-ce que je protège mon confort, mon image, mon pouvoir, mon argent, ou bien est-ce que je protège ce qui est vrai, ce qui est juste, ce qui fait grandir les autres ?

Ensuite, il faut apprendre à convertir son cœur : passer de “je veux obtenir” à “je veux donner”. Dans la vie actuelle, ce “donner” peut prendre plein de formes : partager du temps, aider sans chercher à être remercié, dire la vérité quand c’est difficile, renoncer à une injustice, et même parfois renoncer à un avantage qui me mettrait au-dessus des autres.

Et puis il y a une dernière étape : suivre. Jésus dit « puis viens ». Autrement dit, ce n’est pas seulement “faire des efforts”, c’est entrer dans une relation vivante, qui change la direction de la vie.

Au fond, avoir “droit” au Royaume, ce n’est pas cocher une case : c’est apprendre à devenir une personne libre, tournée vers Dieu et vers les autres.

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