L’Evangile
« Le royaume des Cieux est comparable à une graine de moutarde, si bien que les oiseaux du ciel font leurs nids dans ses branches » (Mt 13, 31-35)

Alléluia. Alléluia.
Le Père a voulu nous engendrer
par sa parole de vérité,
pour faire de nous comme les prémices de ses créatures.
Alléluia. (Jc 1, 18)
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,
Jésus proposa aux foules une autre parabole :
« Le royaume des Cieux est comparable
à une graine de moutarde
qu’un homme a prise et qu’il a semée dans son champ.
C’est la plus petite de toutes les semences,
mais, quand elle a poussé,
elle dépasse les autres plantes potagères
et devient un arbre,
si bien que les oiseaux du ciel viennent
et font leurs nids dans ses branches. »
Il leur dit une autre parabole :
« Le royaume des Cieux est comparable
au levain qu’une femme a pris
et qu’elle a enfoui dans trois mesures de farine,
jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. »
Tout cela, Jésus le dit aux foules en paraboles,
et il ne leur disait rien sans parabole,
accomplissant ainsi la parole du prophète :
J’ouvrirai la bouche pour des paraboles,
je publierai ce qui fut caché depuis la fondation du monde.
Sa réflexion
Jésus nous parle aujourd’hui de quelque chose de tout petit : un grain de moutarde. C’est minuscule, presque ridicule à regarder. Et pourtant, il dit que c’est de là que part le royaume de Dieu. Franchement, ça nous parle, non ? Parce que dans nos vies aujourd’hui, on est souvent tentés de ne croire qu’aux grandes choses. On attend les grands projets, les grandes décisions, les grandes réformes. On veut du visible, du spectaculaire, du mesurable. On fait confiance aux chiffres, aux statistiques, aux résultats immédiats. Et si rien de tout ça n’apparaît, on se décourage, on abandonne, on se dit que ça ne sert à rien.
Mais Jésus renverse complètement cette logique. Il dit : attention, ne méprisez pas les petits commencements. Le grain de moutarde, c’est peut-être ce petit geste de bonté que tu as fait ce matin sans que personne le voie. C’est ce sourire donné à quelqu’un qui était au bout du rouleau. C’est cette parole douce dite à un enfant qui doutait de lui-même. C’est cette prière murmurée dans le silence de ta chambre quand tu ne savais plus quoi faire. Ce sont des choses qui semblent ne pas peser lourd. Et pourtant, Jésus dit que c’est exactement là que quelque chose de grand est en train de germer.
Et puis il y a l’image du levain. Une femme qui mélange un peu de levain dans la farine, et toute la pâte lève. C’est discret, ça se voit pas tout de suite, mais ça transforme tout. C’est exactement comme ça que l’Évangile travaille dans le monde. Pas par la force, pas par le bruit, mais par une présence douce et persistante qui, peu à peu, fait lever l’humanité.
Alors aujourd’hui, ne soyons pas découragés par ce qui nous semble petit. Faisons confiance au travail silencieux de Dieu dans nos vies et dans notre monde. Il est à l’œuvre, même quand on ne le voit pas.

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