Seigneur, ce matin je viens à toi un peu comme Marie est venue au tombeau. Pas toujours avec une foi solide et bien rangée, mais avec mes questions, mes doutes, mes petits matins où je ne sais plus trop où tu es.

Il m’arrive de chercher et de ne rien trouver. Il m’arrive de pleurer sans vraiment savoir pourquoi, de me retrouver devant des vides que je n’ai pas choisis — la mort d’un proche, une relation qui s’est cassée, un travail qui n’a plus de sens, une fatigue profonde que je n’arrive pas à expliquer aux autres.

Et dans ces moments-là, Seigneur, j’ai besoin que tu passes à côté de moi. Pas forcément avec des grands signes, pas avec des réponses toutes faites — juste ta présence. Juste que tu prononces mon nom, comme tu as prononcé celui de Marie. Que tu me rappelles que tu me connais, que tu me vois, que je ne suis pas anonyme dans la foule de ce monde.

Apprends-moi à ne pas partir trop vite devant les tombeaux vides de ma vie. Apprends-moi à rester, à veiller, à chercher encore même quand tout semble perdu. Apprends-moi à reconnaître ta voix dans le bruit du quotidien — dans une parole d’ami, dans un moment de silence, dans une beauté inattendue.

Fais de moi, comme Marie, quelqu’un qui ose aller annoncer que tu es vivant. Pas avec des grands discours, mais avec ma vie, avec ma façon d’être là pour les autres, avec l’espérance que je garde même quand c’est difficile.

Merci pour Marie Madeleine, cette femme courageuse et fidèle qui ne t’a pas abandonné. Donne-moi un peu de son cœur.

Amen.

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