
Chaque année, le 21 juillet revient comme une promesse. Les drapeaux noirs, jaunes et rouges flottent, les militaires défilent et les discours sont nombreux. Mais cette année, on peut se demander ce que l’on célèbre vraiment. Est-ce un pays qui tient encore debout malgré tout ? Ou est-ce une illusion soigneusement entretenue par ceux qui ont le pouvoir ?
Il faut regarder les choses en face. Dans les rues, les mouvements sociaux ne cessent de prendre de l’ampleur. Des dizaines de milliers de personnes marchent, crient et revendiquent. Ce ne sont pas des agitateurs professionnels, mais des infirmières épuisées, des enseignants à bout et des familles qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts en fin de mois. La classe moyenne, qui était considérée comme solide, s’effrite doucement mais sûrement. Les pauvres s’enfoncent, les riches prospèrent et le fossé entre les deux se creuse chaque jour un peu plus.
Pendant ce temps, qu’est-ce que font nos dirigeants ? Le Premier ministre semble préférer regarder vers Washington plutôt que vers ses propres citoyens. On attend un message de soutien pour la Belgique, mais on entend presque un message de soutien pour l’Amérique. C’est troublant, n’est-ce pas ? Gouverner un pays devrait signifier servir ce pays, pas se soumettre à d’autres puissances.
Quant à Georges-Louis Bouchez, il est difficile de ne pas remarquer la dérive. Son ton autoritaire, ses attaques permanentes et sa certitude d’avoir toujours raison face à tout le monde sont inquiétants. Le portrait d’un homme qui confond leadership et domination commence à s’imposer dans les esprits. Ce n’est plus vraiment de la politique, c’est du spectacle, et un spectacle qui finit par faire peur.
Le comble dans tout cela ? Ces mêmes gouvernements qui nous sermonnent sur l’austérité, qui réduisent les services publics, les soins et l’enseignement, continuent de dépenser sans compter pour leurs propres intérêts, leurs voyages, leurs réceptions et leurs projets pharaoniques. Les mensonges s’accumulent, les promesses non tenues aussi, et la crédibilité politique est au plus bas. Les gens ne croient plus, et c’est peut-être le danger le plus grand.
Pourtant, il y a quelque chose que ces politiciens semblent oublier. La devise de ce pays dit : l’union fait la force. Trois mots simples, mais redoutables. Quand un peuple décide vraiment de se lever ensemble, aucun pouvoir ne résiste longtemps. Est-ce que c’est cela que les politiciens cherchent inconsciemment à provoquer ? Une vraie révolution citoyenne ?
Alors, ce 21 juillet, rappelons-le haut et fort : Vive la Belgique. Notre force est l’unité. Nous vaincrons.
Pascal.

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