L’Evangile
« étendant la main vers ses disciples, il dit : “Voici ma mère et mes frères” » (Mt 12, 46-50)

Alléluia. Alléluia.
Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur ;
mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui.
Alléluia. (Jn 14, 23)
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,
comme Jésus parlait encore aux foules,
voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors,
cherchant à lui parler.
Quelqu’un lui dit :
« Ta mère et tes frères sont là, dehors,
qui cherchent à te parler. »
Jésus lui répondit :
« Qui est ma mère,
et qui sont mes frères ? »
Puis, étendant la main vers ses disciples, il dit :
« Voici ma mère et mes frères.
Car celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux,
celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »
Sa réflexion
Dans cet évangile, Jésus pose une question qui peut sembler un peu dure à première vue : « Qui est ma mère, qui sont mes frères ? » On pourrait croire qu’il rejette sa famille. Mais non, il ouvre quelque chose de beaucoup plus grand. Il dit que celui qui fait la volonté de son Père, c’est lui son frère, sa sœur, sa mère. Autrement dit, la famille de Jésus, ça ne se limite pas au sang, ça se construit dans la vie concrète, dans les choix qu’on fait chaque jour.
Et franchement, dans notre monde aujourd’hui, on en a besoin de cette vision-là. On vit dans des sociétés où les familles se déchirent, où les gens se sentent seuls même entourés de monde, où on se replie sur soi, sur son clan, sur ses semblables. Les réseaux sociaux donnent l’illusion d’être connectés, mais combien de personnes vivent dans un isolement profond ? Combien de gens n’ont personne pour les écouter vraiment ?
Jésus nous dit que l’appartenance à sa famille, ça passe par un engagement : faire la volonté du Père. Pas des grandes choses spectaculaires forcément, mais des gestes simples, du quotidien. Accueillir l’autre, même quand c’est compliqué. Tendre la main à quelqu’un qui n’est pas de notre monde, de notre culture, de notre milieu. Prendre soin de ceux qu’on a tendance à ignorer.
Cette parole de Jésus, elle brise les frontières que l’on construit sans s’en rendre compte. Elle nous invite à regarder autour de nous différemment. Le collègue de travail, le voisin un peu bizarre, le migrant qu’on croise dans la rue, l’inconnu dans le métro, ils peuvent tous faire partie de cette grande famille que Jésus appelle de ses vœux. La vraie question, c’est : est-ce qu’on est prêts à jouer le jeu ?

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