Seigneur Jésus,

Tu regardais tes disciples avec bienveillance quand ils avaient faim et qu’ils arrachaient des épis. Tu n’as pas appliqué la règle froidement. Tu as vu leur besoin. Tu les as défendus.
Apprends-nous à faire pareil.
Dans nos vies de tous les jours, on est souvent coincés entre ce qu’on devrait faire et ce que la situation réclame vraiment. On a peur de transgresser, peur du jugement des autres, peur de mal faire. Et parfois, cette peur nous rend durs, rigides, incapables d’un geste simple de compassion.
Toi, tu nous rappelles que la miséricorde passe avant tout. Que l’homme qui souffre devant nous mérite plus d’attention qu’un règlement écrit sur du papier.
Alors, Seigneur, donne-nous des yeux pour voir les gens avant de voir les règles. Donne-nous un cœur assez souple pour adapter notre réponse à la réalité vivante des personnes. Aide-nous à ne pas nous cacher derrière les procédures pour éviter de nous impliquer vraiment.
Et quand nous croisons quelqu’un qui a faim, qui est blessé, qui est perdu, donne-nous le courage de dire : là, c’est la vie qui prime. Là, c’est toi, Seigneur, que je rencontre.
Toi qui es le Seigneur du sabbat, sois aussi le Seigneur de nos cœurs. Qu’ils battent pour les autres, librement, généreusement, comme tu nous l’as montré.
Amen.

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