Seigneur Jésus, quand tu regardes nos villes aujourd’hui, tu vois la même chose qu’hier : des foules fatiguées, des gens perdus, des cœurs qui cherchent sans vraiment savoir ce qu’ils cherchent. Et nous, on passe souvent à côté sans voir, trop occupés, trop pressés, trop centrés sur nous-mêmes.

Donne-nous tes yeux, Seigneur. Ces yeux qui ne classent pas les gens, qui ne méprisent pas, qui ne détournent pas le regard devant la misère ou la souffrance. Apprends-nous à voir nos voisins, nos collègues, les inconnus du métro, avec quelque chose de ta tendresse à toi.
Tu nous dis que la moisson est abondante. Oui, Seigneur, on le croit. Il y a tellement de personnes autour de nous qui attendent une parole vraie, un geste simple, une présence qui ne les abandonne pas. Aide-nous à ne pas rester spectateurs.
Seigneur, envoie des ouvriers à ta moisson. Et si ces ouvriers, c’est nous, alors donne-nous le courage d’y aller. Le courage de parler, d’écouter, d’agir. Le courage de ne pas nous réfugier dans notre confort pendant que le monde a faim.
Bénis tous ceux qui, aujourd’hui, se donnent au service des autres, ceux qui soignent, qui accompagnent, qui éduquent, qui consolent. Qu’ils sachent que leur travail, si humble soit-il, participe à ta grande moisson.
Et nous, apprends-nous à prier avec confiance, comme tu nous l’as demandé : Seigneur de la moisson, envoie des ouvriers. À commencer par nous. Amen.

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