
Le Christ est venu accomplir, mais pas au sens où on coche une case et où tout serait terminé. Il est venu accomplir ce qui était déjà là, mais encore incomplet, encore en attente, encore fragile. Il accomplit la promesse de Dieu, il accomplit la Loi, il accomplit l’attente du cœur humain. En lui, tout ce qui était dispersé se rassemble. Tout ce qui était dit à moitié devient clair. Tout ce qui était commandé de l’extérieur devient une invitation intérieure. Jésus n’est pas venu simplement ajouter des règles de plus. Il est venu montrer que le but, au fond, c’est l’amour. Et cet amour, il le vit jusqu’au bout, dans sa manière de parler, de toucher, d’accueillir, de guérir, de pardonner. Il accomplit aussi notre humanité, parce qu’en le regardant, on comprend mieux ce qu’est une vie vraiment humaine : une vie donnée, droite, libre, habitée par Dieu. Et il accomplit cela comment ? Pas par la force, pas par le bruit, pas par la domination. Il accomplit par la fidélité, par le don de soi, par la vérité, par la croix et la résurrection. C’est là que tout change. Le Christ ne remplace pas l’ancien par du vide ; il mène tout à sa maturité. Aujourd’hui encore, il veut accomplir notre propre vie. Il prend ce qui est brouillon, il prend ce qui est blessé, il prend ce qui est inachevé, et il le travaille avec patience. Il ne méprise rien de bon en nous. Il conduit tout vers plus de sens, plus de paix, plus de lumière. Suivre le Christ, c’est accepter que notre vie soit elle aussi un chemin d’accomplissement.

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