L’Evangile

« Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là » (Mc 12, 28b-34)

Alléluia. Alléluia.
Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort ;
il a fait resplendir la vie par l’Évangile.
Alléluia. (2 Tm 1, 10)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    un scribe s’avança pour demander à Jésus :
« Quel est le premier de tous les commandements ? »
    Jésus lui fit cette réponse :
« Voici le premier :
Écoute, Israël :
le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur.
    Tu aimeras le Seigneur ton Dieu
de tout ton cœur, de toute ton âme,
de tout ton esprit et de toute ta force.

    Et voici le second :
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »
    Le scribe reprit :
« Fort bien, Maître,
tu as dit vrai :
Dieu est l’Unique
et il n’y en a pas d’autre que lui.
    L’aimer de tout son cœur,
de toute son intelligence, de toute sa force,
et aimer son prochain comme soi-même,
vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. »
    Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit :
« Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. »
Et personne n’osait plus l’interroger.

Sa réflexion

Aujourd’hui, on se croise dans la rue, entre les défits et les obligations, et quelqu’un te rappelle que la vie, finalement, c’est pas une course contre la montre mais une façon d’aimer. Dans l’évangile qui parle de ce scribe qui répond intelligemment à Jésus, on lit aussi que l’amour n’est pas une théorie, mais une posture. « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de ta pensée », et « tu aimeras ton prochain comme toi-même ». C’est pas juste des mots gentils à réciter le dimanche; c’est une invitation à mettre au premier plan ce qui compte vraiment quand on vit ensemble, au travail, dans les transports, dans les échanges sur les réseaux. On voit que ce qui rend la vie vivante, ce n’est pas l’accumulation de choses mais la capacité de se mettre à la place de l’autre, d’écouter sans chercher à gagner, d’offrir un sourire, un coup de main, une heure pour quelqu’un qui en a besoin. Dans notre quotidien marqué par le bruit, les urgences et les choix difficiles, aimer Dieu, c’est aussi réapprendre à aimer ce qui déstabilise, à accueillir l’autre tel qu’il est, avec ses failles et ses rêves. L’amour devient alors une discipline: elle demande de choisir la patience plutôt que la rapidité, la fidélité plutôt que les ruptures faciles, la bonté même quand on a été blessé. Et si chacun, à son rythme, tente cette alliance: Dieu et le prochain, on peut transformer nos petites vies en un réseau de gestes qui soutiennent, consolent et redonnent espoir. Peut-être que l’essentiel n’est pas de tout comprendre, mais de se mettre en mouvement pour bâtir du lien, jour après jour.

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