On dit souvent que la mort, c’est fini, plus rien après. Mais quand on lit ce que Jésus dit, on est obligé de réviser notre catéchisme sur la finitude. « Il est le Dieu des vivants, et non des morts ». Ça met tout en perspective. Si Dieu est vivant, si sa vie peut traverser nos murs et nos silences, alors la mort n’est pas une frontière qui sépare tout pour toujours. Elle peut devenir une étape, un passage, peut-être même un chemin nouveau, pas une fin absolue. Dans la vie contemporaine, on voit l’ombre de la mort partout: les maladies, les pertes, les séparations, les projets qui tombent à l’eau. Et pourtant, cette parole nous invite à un regard différent. Pas naïf, pas résigné, mais lucide. La mort peut nous rappeler ce qui a de la valeur: les liens qui résistent, la mémoire qui tient, les gestes qui changent quelqu’un, ne pas céder au mea culpa ou à la culpabilité inutile. Si Dieu est vivant, notre demain ne dépend pas seulement de nos calculs, mais de sa présence qui traverse nos nuits. Alors, plutôt que de nous apitoyer sur les vies qui s’éteignent ou de chercher des certitudes sans fin, on peut choisir d’ouvrir des espaces de vie autour de nous: un sourire qui désarme, un acte de solidarité, une parole qui réconforte. Et peut-être que la mort cesse d’être une angoisse opaque pour devenir une réalité qui nous pousse à vivre avec plus d’humanité, plus d’attention, plus de gratitude, parce que la vie est plus forte que toute disparition.

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