Être un, c’est important parce que c’est la base de qui on est: on cherche une identité qui tient debout, qui ne vacille pas dès le premier regard des autres. Mais être soi, ce n’est pas rester enfermé dans ses certitudes; c’est aussi apprendre à bouger, à écouter, à évoluer. Comment y arriver dans une vie qui pousse à s’adapter et à se conformer pour être accepté ? D’abord, il faut s’autoriser à avoir des limites et des goûts propres, sans honte ni explication compliquée. Ensuite, il faut oser parler vrai, même si ce que l’on dit peut déplaire. Le vrai soi, ce n’est pas l’égo qui crie le plus fort, c’est cette petite voix claire qui sait ce qui compte: la dignité, le respect des autres, le sens des choix. Ensuite, il faut construire des espaces où l’on peut être authentique sans danger: des amis, une famille, un entourage professionnel qui apprécient la personne pour ce qu’elle est, pas pour ce qu’elle affiche. Et puis, il faut accepter l’erreur comme partie du processus: être soi, ce n’est pas être parfait, c’est apprendre de ses maladresses et s’améliorer. La société nous pousse souvent à corriger notre être profond pour correspondre à des standards, mais être soi, c’est aussi contribuer à la richesse collective: une personnalité différente peut éclairer un problème autrement. Enfin, il faut cultiver la curiosité: quand on rencontre quelqu’un de différent, au lieu de juger, on demande, on écoute. Être soi, c’est un chemin, pas une destination. Et si l’on accepte l’incertitude, on peut grandir sans s’éteindre. C’est peut-être ça, arriver à être ce que l’on est: assez fragile pour être vrai, assez fort pour persévérer.

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