Frères et sœurs, regardons ensemble ce passage de Mt 28, 16-20, qui nous parle de l’Ascension et de la mission confiée par Jésus. Ils montent sur la montagne où Jésus les avait envoyés, et quand ils le voient, ils se prosternent; mais certains doutent. Qu’est-ce que cela nous dit, aujourd’hui, dans nos vies où tout va vite et où les certitudes semblent fragiles? Jésus s’approche et leur dit: « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc, faites disciples tous les peuples… et voici, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps. » Ce n’est pas un appel réservé à une élite spirituelle, mais une vocation simple et moderne: partir, partager, accompagner, et surtout demeurer présent à nos côtés.

Dans notre monde où le bruit cherche à masquer les gestes ordinaires, cette parole réoriente notre regard. L’essentiel n’est pas d’imposer une vérité éclatante, mais d’oser l’accueil: se mettre à l’écoute de l’autre, avec ses fragilités et ses désirs. Être disciple, ce n’est pas d’abord parler, c’est aimer en actes: un sourire offert au métro, une aide discrète à celui qui trébuche dans la rue, un mot de réconfort à l’étudiant épuisé, une main tendue à l’étranger perdu dans ses questions. Et puis, cette promesse: « je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps. » Pas une présence lointaine, mais une proximité qui se glisse dans le quotidien: dans les trajets matin et soir, dans les choix éthiques qui semblent coûteux, dans les silences qui veulent dire quelque chose.

Si nous y croyons vraiment, chaque jour devient mission: baptiser non par des gestes spectaculaires, mais par la bonté continue; enseigner, pas par des discours, mais par des vies alignées sur l’amour; faire des disciples, c’est apprendre à marcher avec l’autre, à le faire grandir, à lui ouvrir des horizons. Et la présence du Ressuscité nous soutient: malgré nos doutes, nos échecs, nos peurs, il demeure, fidèle à sa promesse, jusqu’au bout des temps. Amen.

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