L’Evangile

« Vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde » (Jn 15, 18-21)

Alléluia. Alléluia.
Si vous êtes ressuscités avec le Christ,
recherchez les réalités d’en haut :
c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu.
Alléluia. (Col 3, 1)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Si le monde a de la haine contre vous,
sachez qu’il en a eu d’abord contre moi.
Si vous apparteniez au monde,
le monde aimerait ce qui est à lui.
Mais vous n’appartenez pas au monde,
puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ;
voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous.
Rappelez-vous la parole que je vous ai dite :
un serviteur n’est pas plus grand que son maître.
Si l’on m’a persécuté,
on vous persécutera, vous aussi.
Si l’on a gardé ma parole,
on gardera aussi la vôtre.
Les gens vous traiteront ainsi à cause de mon nom,
parce qu’ils ne connaissent pas Celui qui m’a envoyé. »

Sa réflexion

On ne peut pas faire semblant: quand Jésus parle de la haine du monde, on se sent tous un peu interpellés au quotidien. Dans ce passage, il dit clairement: si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. Ça dit quoi, en vrai? Que suivre une autre voie, écouter une autre voix, faire le choix du bien sans calcul, peut coûter quelque chose. Le monde, ce n’est pas juste un endroit géographique: c’est aussi ce que chacun porte en lui—ses peurs, ses envies, ses jugements rapides. Jésus ne promet pas une vie facile, mais il donne un repère: si vous appartenez à lui, vous n’êtes pas abandonnés. Le passage poursuit: s’ils vous avaient appartenu, ils auraient gardé leur droit; mais maintenant, ils savent que ce qu’ils font, ils le font contre moi. En pratique, cela peut vouloir dire: être cohérent face aux pressions de l’entourage, dire non à des compromis qui blessent, prendre le risque d’être mal compris pour rester fidèle à ce qui est juste. Et puis la promesse: le disciple sera persécuté, mais non abandonné. Dans la vie actuelle, où tout va vite, où l’image prime souvent sur l’être, où on compare tout le temps avec les autres, ce texte invite à se recentrer sur l’amour et sur la vérité. L’amour, pas comme complaisance, mais comme fidélité à ce qui est juste pour soi et pour les autres. Être disciple, ce n’est pas une étiquette, c’est une manière de vivre: répondre à l’appel même quand ça coûte, accepter l’inconfort de la poursuite d’un bien qui dépasse notre petit monde, et accueillir la consolation qui vient quand on n’est pas seul. Finalement, la haine du monde n’est pas une fin en soi; c’est une invitation à choisir une vie qui témoigne de la lumière, même en périodes d’obscurité.

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