Ma réflexion du jour.

On se pose souvent la question: est-ce que la vie me choisit ou est-ce que je choisis ma vie? On dirait une boucle: la société pousse, les réseaux montrent des chemins à suivre, les attentes des autres pèsent. Et puis il y a moi, là, qui respire, qui hésite, qui tente de tenir debout avec mes failles et mes envies. Peut-être que la vie m’offre des portes: une opportunité ici, un rendez-vous là, une rencontre qui peut tout changer. Est-ce que je vais pousser la porte ou rester à côté, regarder sans bouger? Et si, au fond, c’est moi qui décide, mais que ma décision se nourrit des circonstances, de l’époque, des rencontres, des épreuves qui me forcent à grandir? En réalité, choisir sa vie, ce n’est pas écrire une vie parfaite sur du papier glacé. C’est plutôt accepter d’assumer le risque d’être vulnérable, de changer d’avis quand on se rend compte qu’on s’était trompé, de dire oui à ce qui réveille le meilleur en nous et non pas à ce qui flatte l’ego. La vie peut sembler imposer des limites: le temps passe, les obligations s’empilent, les peurs nous retiennent. Mais on peut aussi transformer ces contraintes en tremplins: mettre au centre ce qui compte vraiment, dire non à ce qui épuise, choisir des actes qui donnent du sens, même s’ils ne garantissent pas le succès immédiat. Alors, qui me choisit, finalement? La vie, oui, mais c’est moi qui décide comment je réponds à ce choix chaque jour: avec courage, avec tendresse, avec une imagination qui ose rêver autrement. Et peut-être que, dans ce faire et refaire de soi, on découvre que la vie nous choisit autant qu’on la choisit.

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