L’Evangile
« Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres » (Jn 15, 12-17)

Alléluia. Alléluia.
Je vous appelle mes amis, dit le Seigneur,
car tout ce que j’ai entendu de mon Père,
je vous l’ai fait connaître.
Alléluia. (Jn 15, 15b)
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Mon commandement, le voici :
Aimez-vous les uns les autres
comme je vous ai aimés.
Il n’y a pas de plus grand amour
que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.
Vous êtes mes amis
si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs,
car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ;
je vous appelle mes amis,
car tout ce que j’ai entendu de mon Père,
je vous l’ai fait connaître.
Ce n’est pas vous qui m’avez choisi,
c’est moi qui vous ai choisis et établis
afin que vous alliez,
que vous portiez du fruit,
et que votre fruit demeure.
Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom,
il vous le donnera.
Voici ce que je vous commande :
c’est de vous aimer les uns les autres. »
sa réflexion
Aujourd’hui, on revient presque tout le temps sur ce qu’on appelle le “commandement rénové”: aimez-vous les uns les autres comme moi je vous ai aimés. C’est pas une invitation théorique, c’est une invitation qui prend place dans nos semaines surchargées, nos réseaux , nos conversations râpeuses, nos petits gestes qui n’en finissent plus. Jésus ne donne pas une recette distante: il dit clairement que l’amour, ce n’est pas une théorie, c’est une attitude qui se vit au quotidien, quand on dépose son ego et qu’on choisit de rester, d’écouter, de tendre la main. J’ai pensé à toutes ces fois où j’ai hésité à faire le premier pas, à payer un café à quelqu’un, à envoyer un message réconfortant, ou simplement à rester présent dans le silence. Cet amour-là, il est tangible: il donne du courage, il répare des trous dans les conversations, il ressuscite un peu d’espoir dans des vies qui fleurissent dur comme du béton. Jésus dit aussi que ce commandement n’est pas un fardeau, mais une source de joie si on accepte de rester liés les uns aux autres. Quand je passe une journée à courir après le temps, je me surprends à reprendre ce fil: « aimez-vous les uns les autres », pas comme une obligation, mais comme un choix qui transforme mes réactions, mes jugements, mes réflexes. On peut: accueillir l’échec sans le faire peser, pardonner sans effacer la mémoire, appeler l’autre même quand il est loin. Dans la vie actuelle, où tout semble éphémère et parfois froid, cet amour peut devenir un vrai repère: un lieu où l’on revient, où l’on se choisit l’un pour l’autre, où l’on construit des ponts plutôt que des murs. Et si ce message était une boussole pour nos jours instables, une invitation à redonner du sens non pas par de grandes déclarations, mais par des gestes simples qui, cumulés, font bouger le monde autour de nous.

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