
Ma réflexion du jour.
On croit souvent que la vérité est un grand panneau posé en haut d’une montagne, que quelqu’un peut atteindre et brandir fièrement comme s’il avait tout compris. Mais dans la vie réelle, la vérité ressemble plutôt à une mosaïque: chaque pièce brille différemment selon le regard, le contexte, l’époque. Qui peut prétendre avoir le cadre idéal, celui qui explique tout, qui résout les ambiguïtés, qui met fin aux débats? Pourtant on sent tous que certaines choses semblent claires: le besoin d’écoute, le cri d’égalité, la soif de justice, le reproche que fait le monde lorsque les mots blessent, mais qu’ils peuvent aussi réparer. Alors peut-être que la vérité n’est pas une réponse unique, mais un processus: écouter, remettre en question, se tromper, apprendre, recommencer. Et peut-être qu’elle se révèle surtout dans la manière dont on choisit de vivre avec les autres, avec nos limites, nos préjugés et nos désirs. Qui peut dire qu’il détient LA Vérité? Personne totalement, chacun porte un fragment, et la sagesse tient dans la reconnaissance de cette fragilité. Si on cherche collectivement, en restant humble, on peut s’appuyer les uns sur les autres pour approcher, pas posséder, la vérité. Ce qui compte, c’est d’être capable d’un dialogue ouvert, d’un cœur prêt à changer, d’un esprit curieux, et d’un esprit critique qui refuse l’étiquette finale. Alors peut-être qu’au lieu de vouloir être détenteur, on devient témoin, partageant ce que l’on croit juste tout en restant prêt à être corrigé.

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