L’Evangile
« Si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même » (Jn 13, 16-20)

Alléluia. Alléluia.
Jésus Christ, témoin fidèle,
premier-né d’entre les morts,
tu nous aimes, et par ton sang
tu nous délivres du péché.
Alléluia. (cf. Ap 1, 5ab)
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
Après avoir lavé les pieds de ses disciples,
Jésus parla ainsi :
« Amen, amen, je vous le dis :
un serviteur n’est pas plus grand que son maître,
ni un envoyé plus grand que celui qui l’envoie.
Sachant cela, heureux êtes-vous,
si vous le faites.
Ce n’est pas de vous tous que je parle.
Moi, je sais quels sont ceux que j’ai choisis,
mais il faut que s’accomplisse l’Écriture :
Celui qui mange le pain avec moi
m’a frappé du talon.
Je vous dis ces choses dès maintenant,
avant qu’elles n’arrivent ;
ainsi, lorsqu’elles arriveront,
vous croirez que moi, JE SUIS.
Amen, amen, je vous le dis :
si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même ;
et celui qui me reçoit, reçoit Celui qui m’a envoyé. »
Sa réflexion
Dans cet extrait de Jean, Jésus dit: “Le serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni l’apôtre que celui qui l’envoie.” On entend cela comme un appel à l’humilité au milieu de nos vies trépidantes: les selfies, les likes, les deadlines, tout ce qui voudrait nous faire croire que tout tourne autour de nous. Jésus parle d’un apprentissage du regard vers les autres, d’une manière de se mettre à leur place, même quand on est en position d’autorité ou de réussite. Aujourd’hui, on hésite souvent entre performance et simplicité, entre montrer une image parfaite ou accepter d’être vulnérable. Mais ce passage rappelle que la vraie stature ne vient pas du rang ou des titres, mais du service concret: écouter sans juger, aider sans calcul, partager sans attendre de rétribution. Dans le monde du travail, du voisinage, des réseaux, c’est cette manière humble de poser des questions, d’être présent sans trop chercher à briller qui transforme les relations et les projets en espaces où chacun peut se sentir digne et utile. Et puis, il y a cette dimension d’envoi: être “envoyé” suppose une responsabilité envers celui qui envoie. Servir, ce n’est pas s’effacer, c’est participer à quelque chose de plus grand que soi, accepter d’être dépanné par l’autre tout en soutenant à son tour. La vie actuelle peut parfois paraître fatigante, prête à nous tenter par l’individualisme. Ce texte invite à un basculement: choisir le service et l’écoute comme mode quotidien, comme posture religieuse ou non, qui donne du sens à nos efforts, et qui, au final, rend nos journées moins lourdes et plus raccordées à ce qui compte vraiment.

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