L’Evangile

« Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde » (Jn 12, 44-50)

Alléluia. Alléluia.
Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur.
Celui qui me suit aura la lumière de la vie.
Alléluia. (Jn 8, 12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus s’écria :
« Celui qui croit en moi, ce n’est pas en moi qu’il croit,
mais en Celui qui m’a envoyé ;
et celui qui me voit
voit Celui qui m’a envoyé.
Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde
pour que celui qui croit en moi
ne demeure pas dans les ténèbres.
Si quelqu’un entend mes paroles et n’y reste pas fidèle,
moi, je ne le juge pas, car je ne suis pas venu juger le monde,
mais le sauver.
Celui qui me rejette et n’accueille pas mes paroles
aura, pour le juger, la parole que j’ai prononcée :
c’est elle qui le jugera au dernier jour.
Car ce n’est pas de ma propre initiative que j’ai parlé :
le Père lui-même, qui m’a envoyé,
m’a donné son commandement
sur ce que je dois dire et déclarer ;
et je sais que son commandement est vie éternelle.
Donc, ce que je déclare,

Sa réflexion

La voix de Jésus résonne comme une invitation simple et radioactive à la fois: « Celui qui croit en moi croit en celui qui m’a envoyé ». Et dans nos vies qui s’allongent entre deux notifications, entre le café le matin et les trajets qui s’allongent, cette phrase tout à coup prend une évidence: ce que je fais, ce que je dis, ce que je vis, a une part de lumière ou d’ombre qui traverse les jours. Jésus dit aussi: « Celui qui voit en moi voit Celui qui m’a envoyé ». Pas d’ échapatoire: on est regardé. Pas de petit détail insignifiant: chaque choix, chaque regard porté sur l’autre, devient lumière ou ombre dans le monde. À l’heure où l’on parle de fuites d’informations, de polémiques, de murs et de distances, cette parole nous rappelle qu’il y a une présence qui nous pousse à être cohérents: quand je dis que je crois, je dois chercher à agir avec clarté, avec bienveillance, sans masquer mes doutes derrière des excuses faciles. La lumière de Jésus n’éteint pas les difficultés; elle les éclaire sans les nier. Dans la vie pro ou familiale, dans les réseaux ou au coin de la rue, être porteur de lumière, ce n’est pas exhiber une morale poussiéreuse, c’est choisir l’authenticité: dire la vérité avec douceur, aider sans attendre de contrepartie, soutenir ceux qui peinent, même sans fanfare. Cette lumière, on ne la voit pas toujours tout de suite, elle peut être discrète, mais elle transforme les lieux, les conversations, les silences. Et si, aujourd’hui, chacun de nous, à sa manière fragile, devenait ce petit feux d’espérance qui rappelle que croire peut s’incarner dans des gestes simples, alors le monde autour de nous n’est pas hors d’atteinte. Il se met à respirer autrement.

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