L’Evangile

« Le Père et moi, nous sommes UN » (Jn 10, 22-30)

Alléluia. Alléluia.
Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ;
moi, je les connais, et elles me suivent.
Alléluia. (Jn 10, 27)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

On célébrait la fête de la dédicace du Temple à Jérusalem.
C’était l’hiver.
Jésus allait et venait dans le Temple,
sous la colonnade de Salomon.
Les Juifs firent cercle autour de lui ;
ils lui disaient :
« Combien de temps vas-tu nous tenir en haleine ?
Si c’est toi le Christ, dis-le nous ouvertement ! »
Jésus leur répondit :
« Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas.
Les œuvres que je fais, moi, au nom de mon Père,
voilà ce qui me rend témoignage.
Mais vous, vous ne croyez pas,
parce que vous n’êtes pas de mes brebis.
Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais, et elles me suivent.
Je leur donne la vie éternelle :
jamais elles ne périront,
et personne ne les arrachera de ma main.
Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout,
et personne ne peut les arracher de la main du Père.
Le Père et moi, nous sommes UN. »

Sa réflexion

Ce passage me parle comme une porte ouverte sur ce qu’on vit tous les jours: la recherche d’un endroit sûr, d’un repère dans le bruit des jours. Jésus parle de “mes brebis” qui entendent ma voix; c’est comme si l’on se reconnaissait dans une voix qui nous connaît, qui sait ce qui nous anime et ce qui nous fatigue. Dans la vie actuelle, entre le travail qui s’éparpille, les réseaux qui défilent, les conseils qui fusent, on se sent parfois perdu, épié, mesuré par des chiffres. Et puis arrive ce qu’on cherche sans même savoir le nom: une relation de confiance, une présence qui ne quitte pas, une voix qui rassure sans juger. Jésus assure: il est “à moi” et moi je suis à lui. Pas pour me mettre en boîte ou me contrôler, mais pour que ma vie prenne sens, pour que ma voix compte vraiment, pour que je puisse vivre sans me sentir pris en étau par la peur. Je pense aussi à ces moments où l’on croit être seul, où l’on doute de soi, et où une parole discrète, un regard, un geste de quelqu’un nous rappelle qu’on n’est pas abandonnés. Ce passage invite à écouter, à se laisser reconnaître, à accepter qu’on est connu jusqu’au bout, avec nos failles et nos forces. La vie moderne peut donner l’impression d’échapper, de courir après des miettes de sens; mais ce que propose Jésus, c’est d’être guidé par une voix qui sait où elle va, qui sait où cela nous mène, et qui, surtout, ne nous perd jamais. Si l’on accepte d’écouter cette voix, alors notre quotidien, même ordinaire, devient une route où l’on peut se reposer sans compromis, où l’on peut aimer et être aimé sans condition.

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